John et Anna sont tous les deux professeurs. Ils décident de partir vivre en Alaska, sur les terres des Yupiks, une tribu inuit.
Le récit se déroule en deux temps. On découvre, à chaque chapitre, les premiers pas de ce couple dans cette contrée du monde si reculée. Puis, en un saut de ligne, au sein d'un même chapitre, on change de période, il ne reste que John...
L'absence de linéarité du texte donne toute sa force au récit. On a envie de savoir ce qui s'est passé entre les moments d'envie mélangés au stress du changement et de la découverte des premiers mois, et puis ces pages de solitude et de doute pour John. Pourquoi les événements ont-ils si mal tourné? Qui sont les nouvelles compagnes de route de John, cette jeune fille aveugle et cette vieille femme? Comment leurs récentes rencontres vont-elles orienter de manière significative la vie de notre personnage?
Le climat du récit est étrange, cela est notamment dû au changement permanent de temporalité. La survie, thème (presque) principal de ce récit, est à l'origine de l'ambiance grise, tendue, rude et froide du livre. Cela colle parfaitement aux descriptions du climat dans lequel évoluent les personnages. On imagine très bien les grands espaces, le froid mordant, les vêtements pas assez chauds, les gerçures...
J'ai particulièrement apprécié les passages où s'expriment la jeune fille et la vieille femme. Elles sont les voix d'une culture ancienne. L'auteur veut nous faire comprendre, à travers elles, qu'il accorde énormément d'importance à ses racines (Don Rearden a lui-même grandi en Alaska et connaît très bien la culture Yupiks), et qu'il se doit donc de conserver une trace de ces histoires.
Cela m'a touché, j'ai vraiment appris certaines choses concernant les croyances et autres superstitions de cette population reculée d'Alaska. L'auteur soulève aussi les problèmes de société qui peuvent les toucher et leur rapport au monde « moderne ».
Une lecture qu'on ne peut pas qualifier de plaisante, car le sujet ne s'y prête pas, mais qui fut tout de même très intéressante par nature. Je recommande cette lecture à tous les amoureux des grands espaces et des récits « apocalyptiques ».
John et Anna sont tous les deux professeurs. Ils décident de partir vivre en Alaska, sur les terres des Yupiks, une tribu inuit.
Le récit se déroule en deux temps. On découvre, à chaque chapitre, les premiers pas de ce couple dans cette contrée du monde si reculée. Puis, en un saut de ligne, au sein d'un même chapitre, on change de période, il ne reste que John...
L'absence de linéarité du texte donne toute sa force au récit. On a envie de savoir ce qui s'est passé entre les moments d'envie mélangés au stress du changement et de la découverte des premiers mois, et puis ces pages de solitude et de doute pour John. Pourquoi les événements ont-ils si mal tourné? Qui sont les nouvelles compagnes de route de John, cette jeune fille aveugle et cette vieille femme? Comment leurs récentes rencontres vont-elles orienter de manière significative la vie de notre personnage?
Le climat du récit est étrange, cela est notamment dû au changement permanent de temporalité. La survie, thème (presque) principal de ce récit, est à l'origine de l'ambiance grise, tendue, rude et froide du livre. Cela colle parfaitement aux descriptions du climat dans lequel évoluent les personnages. On imagine très bien les grands espaces, le froid mordant, les vêtements pas assez chauds, les gerçures...
J'ai particulièrement apprécié les passages où s'expriment la jeune fille et la vieille femme. Elles sont les voix d'une culture ancienne. L'auteur veut nous faire comprendre, à travers elles, qu'il accorde énormément d'importance à ses racines (Don Rearden a lui-même grandi en Alaska et connaît très bien la culture Yupiks), et qu'il se doit donc de conserver une trace de ces histoires.
Cela m'a touché, j'ai vraiment appris certaines choses concernant les croyances et autres superstitions de cette population reculée d'Alaska. L'auteur soulève aussi les problèmes de société qui peuvent les toucher et leur rapport au monde « moderne ».
Une lecture qu'on ne peut pas qualifier de plaisante, car le sujet ne s'y prête pas, mais qui fut tout de même très intéressante par nature. Je recommande cette lecture à tous les amoureux des grands espaces et des récits « apocalyptiques ».