Jean Maison partage sa vie entre une activité de producteur et négociant de plantes médicinales biologiques et l'écriture poétique. Très marqué par Chateaubriand, Cendrars, Reverdy, il adresse ses premiers poèmes à René Char avec qui il liera une forte amitié jusqu'à la mort du poète. Ses dernières publications incluent Consolamentum (Farrago/Léo Scheer, 2004), Hommage à Jean Grosjean (Gallimard/NRF, 2007) et Araire (Rougerie, 2009).
Le premier jour de la semaine. Dimanches du pommier
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- Nombre de pages64
- PrésentationBroché
- Poids0.125 kg
- Dimensions13,8 cm × 21,5 cm × 0,9 cm
- ISBN978-2-940402-79-3
- EAN9782940402793
- Date de parution02/12/2010
- ÉditeurAd Solem
- PréfacierFrançois Cassingena-Trévedy
Résumé
De l'est, s'étire la verdure gelée. Le pommier ouvre ses bras au mouvement des pentes. L'étoile est désormais dans son éternité. Le jour plein comble cette épiphanie de repos et de présents. La lumière révélée au monde change notre perception sans en altérer la nature. Ce qui se manifeste, c'est notre écoute de l'immanence. Une étoile s'est levée ici, dans la maison du pain, comme partout sur la terre et sur les dimanches de l'univers, sur chaque jour de la semaine.
Elle porte à travers les saisons la véracité de l'instant, cette apocalypse de l'heure qui forme le mouvement de la vie. Le Seigneur guérit, il impose les mains, il parle avec autorité et douceur. Il est venu avec la liberté dans les paumes. Enfant, clé de la marche, de l'agneau abandonné à la sauvagerie des hommes. Nous espérons une parole, une pèlerine. Il faut attendre en sursis cette lumière bleue surgie qui fixe sa redoute, les oiseaux revenus à leur aire.
A la vitesse de la navette du tisserand, voici le Verbe. C'est de liberté qu'il faut vivre, comme un enfant qui découvre la neige, dans la gloire de la terre sainte.
Elle porte à travers les saisons la véracité de l'instant, cette apocalypse de l'heure qui forme le mouvement de la vie. Le Seigneur guérit, il impose les mains, il parle avec autorité et douceur. Il est venu avec la liberté dans les paumes. Enfant, clé de la marche, de l'agneau abandonné à la sauvagerie des hommes. Nous espérons une parole, une pèlerine. Il faut attendre en sursis cette lumière bleue surgie qui fixe sa redoute, les oiseaux revenus à leur aire.
A la vitesse de la navette du tisserand, voici le Verbe. C'est de liberté qu'il faut vivre, comme un enfant qui découvre la neige, dans la gloire de la terre sainte.








