Professeur au Collège de France, Claude Lévi-Strauss est né à Bruxelles le 28 novembre 1908 et mort à Paris le 30 octobre 2009. Son oeuvre est traduite en une trentaine de langues.
Le Père Noël supplicié
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- Nombre de pages80
- FormatGrand Format
- PrésentationBroché
- Poids0.088 kg
- Dimensions11,0 cm × 18,0 cm × 0,8 cm
- ISBN978-2-02-133527-9
- EAN9782021335279
- Date de parution03/11/2016
- CollectionLa Librairie du XXIe siècle
- ÉditeurSeuil
Résumé
Noël 1951. Nous sommes le dimanche 23 décembre à Dijon. Sur le parvis de la cathédrale, une effigie du Père Noël est brûlée publiquement, en signe de protestation des autorités catholiques de la ville contre une figure païenne en pleine expansion. De cette scène, qui cristallise la résistance des autorités catholiques de l'après-guerre à un rituel venu d'outre-Atlantique, on peut voir aujourd'hui encore les photographies sur Internet.
Claude Lévi-Strauss a découvert ce fait divers dans la presse et s'en est aussitôt emparé. Que fait-il ici ? Il réfléchit en ethnologue : "Ce n'est pas tous les jours que l'ethnologue trouve ainsi l'occasion d'observer, dans sa propre société, la croissance subite d'un rite, et même d'un culte." Il fait des rapprochements avec des rites existant dans des sociétés très éloignées de la nôtre et que l'on appelle "les rites de passage".
Il considère surtout le fonds païen dont le Père Noël est issu : un ensemble de rites qui, dans l'Antiquité, ont lieu à la fin de l'automne, en cette saison où la nuit prend le pas sur le jour et où l'on célèbre de diverses manières les morts, en faisant parfois jouer aux enfants le rôle d'ambassadeurs de l'au-delà : Halloween en porte la trace, mais aussi Noël – plus qu'on ne peut l'imaginer. Sans révéler le fin mot de cette enquête admirablement menée, ce que Claude Lévi-Strauss dévoile ici, c'est le sens d'un rituel qui nous occupe (presque) tous.
Pourquoi nous décorons nos maisons de sapins. Pourquoi nous sommes si attachés au fait que nos enfants croient au Père Noël. Pourquoi nous les couvrons de cadeaux comme des insensés. Et pourquoi encore nous festoyons en cette période de l'année…
Claude Lévi-Strauss a découvert ce fait divers dans la presse et s'en est aussitôt emparé. Que fait-il ici ? Il réfléchit en ethnologue : "Ce n'est pas tous les jours que l'ethnologue trouve ainsi l'occasion d'observer, dans sa propre société, la croissance subite d'un rite, et même d'un culte." Il fait des rapprochements avec des rites existant dans des sociétés très éloignées de la nôtre et que l'on appelle "les rites de passage".
Il considère surtout le fonds païen dont le Père Noël est issu : un ensemble de rites qui, dans l'Antiquité, ont lieu à la fin de l'automne, en cette saison où la nuit prend le pas sur le jour et où l'on célèbre de diverses manières les morts, en faisant parfois jouer aux enfants le rôle d'ambassadeurs de l'au-delà : Halloween en porte la trace, mais aussi Noël – plus qu'on ne peut l'imaginer. Sans révéler le fin mot de cette enquête admirablement menée, ce que Claude Lévi-Strauss dévoile ici, c'est le sens d'un rituel qui nous occupe (presque) tous.
Pourquoi nous décorons nos maisons de sapins. Pourquoi nous sommes si attachés au fait que nos enfants croient au Père Noël. Pourquoi nous les couvrons de cadeaux comme des insensés. Et pourquoi encore nous festoyons en cette période de l'année…















