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Le Père Castel et le clavecin oculaire. Carrefour de l'esthétique et des savoirs dans la première moitié du XVIIIe siècle
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- Nombre de pages192
- FormatGrand Format
- PrésentationRelié
- Poids0.4 kg
- Dimensions15,5 cm × 23,5 cm × 1,0 cm
- ISBN978-2-7453-2640-9
- EAN9782745326409
- Date de parution23/01/2014
- CollectionLes dix-huitièmes siècles
- ÉditeurHonoré Champion
Résumé
Le père jésuite Louis-Bertrand Castel (1688-1757) a connu son heure de gloire au XVIIIe siècle grâce à son fameux clavecin oculaire. Partant de l'idée qu'il existe une analogie physique entre le son et la couleur, Castel imagine un clavecin qui dispenserait une musique de couleurs - des couleurs préalablement organisées en gamme sur la base de leurs correspondances naturelles avec les sons. Par là, Castel cherche à mettre au jour les principes rationnels qui déterminent l'ordre de la nature et à fonder l'art en raison.
Dès lors, l'art en vient à témoigner d'une intelligence divine compatible avec la raison et la musique des couleurs, en ce qu'elle rend ces principes fondateurs plus visibles que tout autre art, s'apparente à une forme de révélation. La musique colorée permet en outre de sauver l'homme de l'ennui, cette langueur qui lui ôte le sentiment d'exister, en assurant la pérennité du mouvement et de la surprise, en renouvelant le plaisir de la variété, en satisfaisant l'inconstance naturelle qui le pousse sans relâche vers d'autres objets de plaisir.
De là à promouvoir un art libertin, il n'y a qu'un pas, que Castel franchit à son insu. Cette tendance est d'autant plus troublante que l'ennui, chez Castel, se trouve privé de dimension métaphysique et qu'il autorise de ce fait la recherche de la jouissance, au travers de l'expérience esthétique. Le divertissement a gagné ses lettres de noblesse dans le monde.
Dès lors, l'art en vient à témoigner d'une intelligence divine compatible avec la raison et la musique des couleurs, en ce qu'elle rend ces principes fondateurs plus visibles que tout autre art, s'apparente à une forme de révélation. La musique colorée permet en outre de sauver l'homme de l'ennui, cette langueur qui lui ôte le sentiment d'exister, en assurant la pérennité du mouvement et de la surprise, en renouvelant le plaisir de la variété, en satisfaisant l'inconstance naturelle qui le pousse sans relâche vers d'autres objets de plaisir.
De là à promouvoir un art libertin, il n'y a qu'un pas, que Castel franchit à son insu. Cette tendance est d'autant plus troublante que l'ennui, chez Castel, se trouve privé de dimension métaphysique et qu'il autorise de ce fait la recherche de la jouissance, au travers de l'expérience esthétique. Le divertissement a gagné ses lettres de noblesse dans le monde.










