OFFRE LISEUSES
Une liseuse achetée = une housse offerte* jusqu'au 21 juin
Le partage de l'empirisme. Une histoire du problème de Molyneux aux XVIIe et XVIIIe siècles
Par :Formats :
Expédié sous 127 jours
Cet article sera commandé chez un fournisseur et vous sera envoyé 127 jours après la date de votre commande.
- Nombre de pages640
- PrésentationBroché
- Poids0.88 kg
- Dimensions15,5 cm × 23,5 cm × 3,5 cm
- ISBN978-2-7453-2707-9
- EAN9782745327079
- Date de parution25/08/2014
- CollectionTravaux de philosophie
- ÉditeurHonoré Champion
Résumé
Le problème de Molyneux a contribué à l'émergence d'une dimension traditionnellement occultée de l'empirisme des Lumières, celle qui se marque à l'idée de genèse perceptive : la fiction de l'aveugle qui ouvre les yeux sur le monde donne à penser que l'on ne perçoit pas de la même façon au cours des différents âges de la vie. L'étude du "problème de l'aveugle" permet ainsi de dépasser, en la fondant, la définition traditionnelle de l'empirisme suivant laquelle les idées viennent des sens.
Montrer que nos perceptions font l'objet d'une histoire et qu'elles ne sont pas d'emblée des idées, c'est établir, et non seulement soutenir comme Aristote, que nos connaissances ont pour ancrage la sensibilité. L'une des principales conséquences de l'idée de genèse perceptive touche au statut du "sujet" , qui n'est pas seulement assujetti aux lois instituées par Dieu, mais, en un sens, construit le monde sensible.
A partir de là s'effectue un partage au sein de l'empirisme : la genèse perceptive emprunte, au XVIIIe siècle, trois grandes voies, dont celle de Condillac dans le Traité des sensations apparaît comme la plus aboutie. Elle seule parvient en effet à tenir ensemble la clarté des sensations originaires et l'idée d'apprentissage perceptif, toutes deux également requises à l'accomplissement du projet empiriste.
Montrer que nos perceptions font l'objet d'une histoire et qu'elles ne sont pas d'emblée des idées, c'est établir, et non seulement soutenir comme Aristote, que nos connaissances ont pour ancrage la sensibilité. L'une des principales conséquences de l'idée de genèse perceptive touche au statut du "sujet" , qui n'est pas seulement assujetti aux lois instituées par Dieu, mais, en un sens, construit le monde sensible.
A partir de là s'effectue un partage au sein de l'empirisme : la genèse perceptive emprunte, au XVIIIe siècle, trois grandes voies, dont celle de Condillac dans le Traité des sensations apparaît comme la plus aboutie. Elle seule parvient en effet à tenir ensemble la clarté des sensations originaires et l'idée d'apprentissage perceptif, toutes deux également requises à l'accomplissement du projet empiriste.



