Né à Paris en 1974, Pierre Vergely est le fils du résistant Charles Vergely, mort alors qu'il avait tout juste onze ans. Chef monteur pour l'audiovisuel depuis 25 ans, il est passionné de philosophie, théologie, littérature et musique. Il vit à Berlin depuis 2019, à quelques pâtés de maisons de l'ancienne prison de Moabit, dans laquelle d'Estienne d'Orves a été incarcéré lors de son jugement.
Le monde qui reste
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- Nombre de pages256
- FormatGrand Format
- PrésentationBroché
- Poids0.3 kg
- Dimensions14,2 cm × 20,5 cm × 1,9 cm
- ISBN978-2-35087-775-4
- EAN9782350877754
- Date de parution19/08/2021
- ÉditeurHéloïse d'Ormesson
Résumé
Tu étais un homme, mon père Charles Vergely a tout juste dix-sept ans lorsqu'il s'engage dans la Résistance en juillet 1940. Il est arrêté le 10 mars 1941 par la police militaire allemande. Torturé, emprisonné, jugé de façon expéditive et condamné à mort avec six autres de ses camarades, Charles Vergely est d'abord incarcéré à la prison du Cherche-Midi où il a, entre autres voisins de cellule, Honoré d'Estienne d'Orves.
Il est ensuite transféré à la prison de Fresnes, la "Filiale de l'Enfer", puis déporté au camp de Rheinbach en juin 1942, où une partie des prisonniers finissent décapités à la hache. Au lendemain d'un bombardement qui ravage le camp, il rejoint celui de Ludwigsburg au terme d'une "marche de la mort" de quarante-cinq jours. Il y voit quotidiennement des hommes se faire exécuter, d'autres mourir de fatigue ou de faim.
Lui-même ne pèse alors plus que trente-huit kilos. En février 1945, à la suite d'un autre bombardement, il est entassé avec une centaine d'hommes dans un wagon à bestiaux pour un ultime voyage vers la forteresse de Landsberg, une annexe du camp de Dachau, jusqu'à sa libération par les troupes alliées à la fin du mois de mai. Pierre Vergely est le fils de Charles.
Il est ensuite transféré à la prison de Fresnes, la "Filiale de l'Enfer", puis déporté au camp de Rheinbach en juin 1942, où une partie des prisonniers finissent décapités à la hache. Au lendemain d'un bombardement qui ravage le camp, il rejoint celui de Ludwigsburg au terme d'une "marche de la mort" de quarante-cinq jours. Il y voit quotidiennement des hommes se faire exécuter, d'autres mourir de fatigue ou de faim.
Lui-même ne pèse alors plus que trente-huit kilos. En février 1945, à la suite d'un autre bombardement, il est entassé avec une centaine d'hommes dans un wagon à bestiaux pour un ultime voyage vers la forteresse de Landsberg, une annexe du camp de Dachau, jusqu'à sa libération par les troupes alliées à la fin du mois de mai. Pierre Vergely est le fils de Charles.









