Le moine et le compositeur : une rencontre improbable. Correspondance (9 avril 1976 - 5 mai 2000)

Par : Jean Claire, Olivier Greif
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  • Nombre de pages299
  • FormatGrand Format
  • PrésentationRelié
  • Poids0.454 kg
  • Dimensions14,0 cm × 21,0 cm × 1,8 cm
  • ISBN978-2-85274-376-2
  • EAN9782852743762
  • Date de parution16/05/2025
  • ÉditeurSolesmes (Editions de)

Résumé

Cet ouvrage livre une correspondance hors du commun, où se dévoile une grande amitié s'étalant sur près de 25 ans. D'un côté apparaît la silhouette d'un moine bénédictin, maître de choeur et musicien, fidèle gardien du trésor musical de la chrétienté, et de l'autre, en contraste, celte d'un jeune compositeur aspirant à ouvrir les fenêtres en grand sur de vastes horizons. Le lecteur sera immédiatement frappé par l'indéniable qualité littéraire des lettres qui, de part et d'autre, outrepassent le cadre du style pour laisser toute la place à des paroles souvent inspirées et remarquablement formulées, et surtout par la nature hautement spirituelle de l'échange, dans lequel les deux hommes se confient sans prudence, sans précaution de langage, sans jamais prendre la pose.
Qu'on le dise d'emblée, ce "roman" épistolaire n'est en rien l'histoire édifiante d'une conversion, celle d'un jeune homme confessant volontiers son ignorance et ses errances auprès d'un "sage" de l'Eglise catholique, de 30 ans son aîné, jouant le rôle de point fixe dans une époque troublée, et amenant doucement, et habilement, son interlocuteur là où il veut le conduire, car ici, la confiance est totale, posée comme un préalable, presque un impératif catégorique.
Il convient de ne pas perdre de vue la dimension grave et dense des textes, car, en vérité, c'est l'ensemble de la correspondance qui recèle en son sein un tissu romanesque singulier, celui de l'itinéraire spirituel de deux hommes dont l'envergure artistique et morale s'impose à chaque page. L'art musical est présent dans tout l'ouvrage, il en irradie toutes les composantes, car il s'agit bien d'un dialogue entre musiciens, car tout, en vérité, est parti de là.
Certes le premier voyage à Solesmes d'Olivier Greif s'inscrivait dans une démarche qu'on pourrait, pour ainsi dire, qualifier de religieuse, mais - nul ne l'ignore - elle obéissait aussi à un mouvement qui n'a cessé, depuis le XIXe siècle, de faire venir les écrivains et les musiciens à l'abbaye de Solesmes.

L'éditeur en parle

Une correspondance exceptionnelle entre le maître de choeur de l'abbaye de Solesmes et un compositeur et musicien prodige.