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Le Mépris des libertés Acte 1. La catastrophe sécuritaire

Par : Paul Cassia
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  • Nombre de pages416
  • Date de parution24/09/2026
  • PrésentationBroché
  • Poids0.625 kg
  • Dimensions15,5 cm × 22,5 cm × 3,3 cm
  • ISBN978-2-488733-06-9
  • EAN9782488733069
  • ÉditeurSANG TERRE

Résumé

13 novembre 2015 : des attentats terroristes terriblement meurtriers sont perpétrés à Paris et à Saint- Denis, dans des lieux du quotidien. Y aura-t-il des répliques sur une partie du territoire national ? Est-ce le début d'un cycle ou ces actes barbares resteront ils isolés ? Le soir de ces attentats, le président de la République François Hollande a décidé de déclencher le régime de l'état d'urgence sécuritaire de la loi du 3 avril 1955 qui permet notamment, à titre préventif, que des personnes soient assignées à résidence ou que des perquisitions administratives soient menées.
Il a ainsi annoncé que la Constitution serait révisée pour permettre la déchéance de nationalité des auteurs de crimes terroristes. Pourtant, nul état d'urgence et nulle menace de perdre la nationalité française n'ont empêché les personnes fermement décidées à mourir de commettre des attentats, y compris dans la zone de l'assignation à résidence. L'histoire montrera d'ailleurs que l'état d'urgence sécuritaire n'aura empêché quasiment aucun attentat en France, alors qu'il aura été souvent détourné de sa finalité à l'encontre par exemple de militants écologistes ou pour entraver la liberté de manifester.
En outre, si entrer dans le régime de l'état d'urgence apporte un sentiment de sécurité instantané, en sortir est politiquement plus compliqué et risqué pour l'exécutif.
Paul Cassia, professeur agrégé des facultés de droit, enseigne le droit public à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Il a été consultant et mis à la disposition du Conseil d'Etat en qualité de maître des requêtes en service extraordinaire. Il a également été membre de l'Institut universitaire de France. Spécialiste des questions d'éthique, Paul Cassia intervient régulièrement dans les médias en tant qu'expert sur ces sujets.
Membre actif de l'association Anticor, il a présidé cette dernière, d'avril 2024 à avril2025.