On raconte en Syrie qu'un Anglais, possesseur d'un exemplaire de cet ouvrage, fut trouvé dans sa maison d'Alep, poignardé et la langue arrachée... La lecture d'un livre interdit peut-elle être mortelle ? Un ouvrage d'origine mystérieuse peut-il véhiculer une fatale malédiction au point d'aliéner et de détruire celles et ceux qui le lisent ? Le livre comme boîte de Pandore du mal ! Un demi-siècle avant Le Nom de la rose (1980) d'Umberto Ecco, le problème peu commun de la malédiction littéraire occupe déjà la romancière genevoise Noëlle Roger dans les deux nouvelles crépusculaires du Livre qui fait mourir (1927).
Si ces deux incisifs récits horrifiques sont devenus des classiques du genre, fautrice du Nouvel Adam (19249 et du Soleil enseveli (1928) y croise les imaginaires orientaliste et gothique. Sous le soleil syrien, dans la riante campagne périgourdine, à bord d'un train de nuit, au coeur du manoir gothique de Stanford, le mal n'est jamais assoupi. Surtout du côté des bibliothèques où repose l'indicible épouvante.
Le Livre qui fait mourir illustre la manière dont le fantastique est constitutif des huit romans "visionnaires" ou conjecturels que Noëlle Roger publie après la catastrophe de la Grande Guerre, depuis Le Nouveau déluge (1922) jusqu'à La Vallée perdue (1939).
On raconte en Syrie qu'un Anglais, possesseur d'un exemplaire de cet ouvrage, fut trouvé dans sa maison d'Alep, poignardé et la langue arrachée... La lecture d'un livre interdit peut-elle être mortelle ? Un ouvrage d'origine mystérieuse peut-il véhiculer une fatale malédiction au point d'aliéner et de détruire celles et ceux qui le lisent ? Le livre comme boîte de Pandore du mal ! Un demi-siècle avant Le Nom de la rose (1980) d'Umberto Ecco, le problème peu commun de la malédiction littéraire occupe déjà la romancière genevoise Noëlle Roger dans les deux nouvelles crépusculaires du Livre qui fait mourir (1927).
Si ces deux incisifs récits horrifiques sont devenus des classiques du genre, fautrice du Nouvel Adam (19249 et du Soleil enseveli (1928) y croise les imaginaires orientaliste et gothique. Sous le soleil syrien, dans la riante campagne périgourdine, à bord d'un train de nuit, au coeur du manoir gothique de Stanford, le mal n'est jamais assoupi. Surtout du côté des bibliothèques où repose l'indicible épouvante.
Le Livre qui fait mourir illustre la manière dont le fantastique est constitutif des huit romans "visionnaires" ou conjecturels que Noëlle Roger publie après la catastrophe de la Grande Guerre, depuis Le Nouveau déluge (1922) jusqu'à La Vallée perdue (1939).