Du même auteur chez Corti : Hourvari dans la lette, Atatao, Vol-ce-l’est, Köszönöm, AA Journal d’un poème, Le Vent chaule.
Le livre d'El. D'où
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- Nombre de pages160
- PrésentationBroché
- Poids0.206 kg
- Dimensions13,5 cm × 21,5 cm × 1,2 cm
- ISBN978-2-7143-1097-2
- EAN9782714310972
- Date de parution08/11/2012
- ÉditeurCorti (Editions José)
Résumé
Le livre d’El déploiera de baie en baie, les langues du passage. Le livre est à venir, toujours, qu’il décompte les morts ou guette au vivant ce qui n’a pas encore parlé, toujours il s’insurge, toujours il relève d’abattage, la langue d’homme. Il n’y a qu’un outil, c’est à, à verbe et adresse. Il faudra perdre le temps pour déployer la géographie de l’instant, le bulbe et le buisson des histoires qu’on raconte et qui reste buisson devant quoi, interdits, nous nous attendons du vent qui passe.
Sur l’avant bras, M.
s’était fait tatoué ce signe. Il s’agit du premier mot du premier vers d’un poème, d’où viennent ceux qui viendront avec moi. D’où, que l’officiant a si maladroitement transcrit qu’on lit j’ai autant que d’où. C’est beaucoup d’avoir d’où. Aujourd’hui, un an après la mort de celui qui incarna pour moi la force et la faiblesse d’amour, je sais que j’ai d’où. Que c’est lui. Mais toujours l’écriture s’adresse et c’est à.
À, c’est lui, mort parmi tous les morts. Ce n’importe quel mort qui fut mon vivant. À qui j’ai dit toi. À, c’est toujours toi. Mais toi contient tous les tu du monde. Ainsi les livres s’adressent à tous que la lecture solitaire rend chacun. Le comme un des mortels, c’est toi. Depuis un an, des révoltes se sont enlisées mais elles furent. Elles sont là, veillant au non-grain. Veillant à qui viendra nous relever de chant.
Tous nos livres veillent à la gratuité des nuages. Tout est à vivre de l’amour, la détresse et la gloire, tout est dénuement jusqu’à l’autre. Pour que l’autre. L’autre c’est celui qui raconte et c’est celui qui écoute. "Faim soif cris, danse danse danse", écrit Arthur Rimbaud "Sinon…" ajoutait Pina Bauch."
s’était fait tatoué ce signe. Il s’agit du premier mot du premier vers d’un poème, d’où viennent ceux qui viendront avec moi. D’où, que l’officiant a si maladroitement transcrit qu’on lit j’ai autant que d’où. C’est beaucoup d’avoir d’où. Aujourd’hui, un an après la mort de celui qui incarna pour moi la force et la faiblesse d’amour, je sais que j’ai d’où. Que c’est lui. Mais toujours l’écriture s’adresse et c’est à.
À, c’est lui, mort parmi tous les morts. Ce n’importe quel mort qui fut mon vivant. À qui j’ai dit toi. À, c’est toujours toi. Mais toi contient tous les tu du monde. Ainsi les livres s’adressent à tous que la lecture solitaire rend chacun. Le comme un des mortels, c’est toi. Depuis un an, des révoltes se sont enlisées mais elles furent. Elles sont là, veillant au non-grain. Veillant à qui viendra nous relever de chant.
Tous nos livres veillent à la gratuité des nuages. Tout est à vivre de l’amour, la détresse et la gloire, tout est dénuement jusqu’à l’autre. Pour que l’autre. L’autre c’est celui qui raconte et c’est celui qui écoute. "Faim soif cris, danse danse danse", écrit Arthur Rimbaud "Sinon…" ajoutait Pina Bauch."


