28 février 1835 : Elias Lönnot publie le premier Kalevala ou Les vieilles chansons caréliennes du peuple finnois d'antan. Ce 28 février 1&35, Elias Lönnot hisse le peuple finnois au-delà de ses territoires et de sa mémoire même, à hauteur de l'humanité tout entière : la somme poétique qu'il publie, il I'a moissonnée auprès des hommes qui parlent sa langue, obscurs, les bardes villageois, les pleureuses, les sorciers qu'avec ses collègues, à I'aube du XIX ? siècle, il est parti écouter entre lacs et forêts.
Façonnés dans les limbes de la pensée humaine, chantés par plaisir et par besoin, compris par un peuple et nécessaires à son essence, ces chants n'ont guère leur semblable - et l'épopée qui en naît n'a pas d'équivalent dans l'héritage humain. La voix des hommes épouse le tragique, le lyrique et le magique : denses récits, profusion de mots, puissance du mal, beauté des voix, le Kalevala révèle la genèse et le genie de I'homme dans le monde.
Lisez, lisez à voix haute : voici l'oeuvre immense d'un petit peuple. G. R.
28 février 1835 : Elias Lönnot publie le premier Kalevala ou Les vieilles chansons caréliennes du peuple finnois d'antan. Ce 28 février 1&35, Elias Lönnot hisse le peuple finnois au-delà de ses territoires et de sa mémoire même, à hauteur de l'humanité tout entière : la somme poétique qu'il publie, il I'a moissonnée auprès des hommes qui parlent sa langue, obscurs, les bardes villageois, les pleureuses, les sorciers qu'avec ses collègues, à I'aube du XIX ? siècle, il est parti écouter entre lacs et forêts.
Façonnés dans les limbes de la pensée humaine, chantés par plaisir et par besoin, compris par un peuple et nécessaires à son essence, ces chants n'ont guère leur semblable - et l'épopée qui en naît n'a pas d'équivalent dans l'héritage humain. La voix des hommes épouse le tragique, le lyrique et le magique : denses récits, profusion de mots, puissance du mal, beauté des voix, le Kalevala révèle la genèse et le genie de I'homme dans le monde.
Lisez, lisez à voix haute : voici l'oeuvre immense d'un petit peuple. G. R.