Le joug normand. La conquête normande et son interprétation dans l'historiographie et la pensée politique anglaise (XVIIe - XVIIIe siècles), Actes du colloque tenu à l'Université de Caen Basse-Normandie les 12 et 13 mai 2000
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- Nombre de pages140
- PrésentationBroché
- Poids0.2 kg
- Dimensions14,0 cm × 22,0 cm × 1,0 cm
- ISBN2-84133-177-6
- EAN9782841331772
- Date de parution01/07/2004
- ÉditeurPresses Universitaires de Caen
- CompilateurPierre Lurbe
Résumé
Au XVIIe siècle, la question de l'interprétation de la conquête normande devient d'une brûlante actualité. Dans ce siècle marqué par la guerre civile, la révolution, la décapitation du roi, la réflexion sur les origines historiques de la monarchie anglaise n'a rien d'un exercice académique : qu'il s'agisse pour les uns de reconnaître en Guillaume le Conquérant la source de la légitimité des dynasties qui l'ont suivi, ou pour les autres de décrire la conquête normande comme un asservissement (le fameux "joug normand") dont le peuple anglais doit s'émanciper, aucune lecture de cet événement considérable n'est idéologiquement neutre.
Les études rassemblées dans ce volume permettent de mesurer la diversité des interprétations auxquelles la conquête donna lieu, la complexité des enjeux que la question soulève, le caractère récurrent d'un débat qui rebondit au XVIIIe siècle - dans l'ombre portée de la Révolution française - et même au siècle dernier - à l'époque de la Guerre froide. Comme tous les grands événements qui ont marqué l'histoire, la conquête de l'Angleterre par les Normands n'en finit pas de donner à penser.
Les études rassemblées dans ce volume permettent de mesurer la diversité des interprétations auxquelles la conquête donna lieu, la complexité des enjeux que la question soulève, le caractère récurrent d'un débat qui rebondit au XVIIIe siècle - dans l'ombre portée de la Révolution française - et même au siècle dernier - à l'époque de la Guerre froide. Comme tous les grands événements qui ont marqué l'histoire, la conquête de l'Angleterre par les Normands n'en finit pas de donner à penser.

