Irène nimba, linguiste et japonologue, explore la sémantique
des langues avec l'entêtement du hérisson et la curiosité du
renard, comme en témoignent ses ouvrages sur Le Sens figuré
et La Sémantique ainsi que de nombreux articles de
linguistique contrastive dans le domaine français et japonais.
Le hérisson et le renard : une piquantes alliance
Par :Formats :
- Nombre de pages155
- PrésentationBroché
- Poids0.22 kg
- Dimensions15,0 cm × 21,0 cm × 1,5 cm
- ISBN978-2-252-03839-0
- EAN9782252038390
- Date de parution19/05/2012
- ÉditeurKlincksieck
Résumé
La mention la plus ancienne de ce couple aussi énigmatique
que paradoxal remonte à un aphorisme du VIIe siècle avant J.-
C., consigné dans un vers isolé d'Archiloque, le premier poète
lyrique grec : "II sait bien des tours le renard. Le hérisson n'en
connaît qu'un, mais il est fameux". Et son dernier avatar date
de 2002, dans l'ouvrage posthume du biologiste
paléontologue, Stephen Jay Gould, Le renard et le hérisson.
Union d'un symbolisme fluctuant. A la Renaissance, Erasme ressuscite le proverbe grec'sous un habit latin en opposant les multiples ruses du renard à l'unique niais imparable stratégie du hérisson, qui se roule en boule. Au XXe siècle, le philosophe essayiste oxfordien, Isaiah Berlin, réhabilite l'image d'Archiloque pour distinguer deux catégories antithétiques de penseurs et d'écrivains : les hérissons, monistes, face aux renards, pluralistes.
Au début du XXIe siècle Gould veut dépasser la dichotomie de Berlin et rabibocher le renard et le hérisson, en les prenant pour emblèmes de la divergence et de la complémentarité des sciences et des lettres. Irène Tamba mène une véritable enquête retraçant le parcours sinueux où se croisent des problématiques telles que l'usage de mêmes noms pour certains animaux terrestres et marins ou encore la classification des animaux et leurs dénominations populaires ou scientifiques.
Union d'un symbolisme fluctuant. A la Renaissance, Erasme ressuscite le proverbe grec'sous un habit latin en opposant les multiples ruses du renard à l'unique niais imparable stratégie du hérisson, qui se roule en boule. Au XXe siècle, le philosophe essayiste oxfordien, Isaiah Berlin, réhabilite l'image d'Archiloque pour distinguer deux catégories antithétiques de penseurs et d'écrivains : les hérissons, monistes, face aux renards, pluralistes.
Au début du XXIe siècle Gould veut dépasser la dichotomie de Berlin et rabibocher le renard et le hérisson, en les prenant pour emblèmes de la divergence et de la complémentarité des sciences et des lettres. Irène Tamba mène une véritable enquête retraçant le parcours sinueux où se croisent des problématiques telles que l'usage de mêmes noms pour certains animaux terrestres et marins ou encore la classification des animaux et leurs dénominations populaires ou scientifiques.









