Né au Venezuela en 1947, Ednodio Quintero est un écrivain reconnu dans toute l'Amérique latine pour ses contes et ses micro-contes. Il a publié en 1974 le recueil de nouvelles La muerte viaja a caballo, premier ouvrage d'une oeuvre abondante, puis est progressivement venu à l'écriture de romans longs, avec notamment La danza del jaguar, publié en 1991.
Le fils de Gengis Khan
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- Nombre de pages574
- FormatPoche
- PrésentationBroché
- Poids0.685 kg
- Dimensions14,0 cm × 18,0 cm × 3,5 cm
- ISBN978-2-7297-0953-2
- EAN9782729709532
- Date de parution26/09/2019
- CollectionIda y vuelta/Aller-retour
- ÉditeurPUL
- PréfacierLuis Moreno Villamediana
- TraducteurPhilippe Dessommes
Résumé
Au XIIe siècle, en Mongolie, le fils encore à naître du grand Gengis Khan s'interroge sur son devenir depuis le ventre de sa mère. De nos jours, un cavalier vénézuélien revient après une longue errance pour le centième anniversaire de son père. Malgré les huit siècles et les milliers de kilomètres de distance, ces deux récits se présentent à nous dans une étrange contiguïté, telles les deux faces d'un ruban de Möbius.
Peut-être né d'une seule phrase des Ruines circulaires de Borges : "Le fils que j'ai engendré m'attend et n'existera pas si je n'y vais pas", voici un roman fait de la matière des rêves. Comme eux, le récit échappe aux logiques de la narration et à la seule causalité ; comme eux, le narrateur use d'impressions sensorielles, de fantasmes très personnels et de scènes symboliques fortes pour brouiller les pistes et poétiser le réel.
Edition bilingue : texte original en espagnol & traduction française par l'atelier de traduction hispanique de l'Ecole normale supérieure de Lyon, dirigé par Philippe Dessommes, avec un prologue de Luis Moreno Villamediana.
Peut-être né d'une seule phrase des Ruines circulaires de Borges : "Le fils que j'ai engendré m'attend et n'existera pas si je n'y vais pas", voici un roman fait de la matière des rêves. Comme eux, le récit échappe aux logiques de la narration et à la seule causalité ; comme eux, le narrateur use d'impressions sensorielles, de fantasmes très personnels et de scènes symboliques fortes pour brouiller les pistes et poétiser le réel.
Edition bilingue : texte original en espagnol & traduction française par l'atelier de traduction hispanique de l'Ecole normale supérieure de Lyon, dirigé par Philippe Dessommes, avec un prologue de Luis Moreno Villamediana.
L'éditeur en parle
Au XIIe siècle, en Mongolie, un enfant non-né, fils à venir du grand Gengis Khan, s'interroge depuis le ventre de sa mère sur son devenir et refuse de suivre l'exemple de son père. A notre époque, dans un lieu indéterminé, un cavalier revient après quarante jours d'errance pour le centième anniversaire de son père. Voici les deux récits qui composent Le Fils de Gengis Khan. Plusieurs indices nous laissent croire que les narrateurs de ces deux parties ne seraient qu'une seule et même personne.
Mais l'auteur brouille les pistes et nous refuse toute possibilité d'interprétation unilatérale. Son idée va au-delà, car ce qu'il suggère, c'est que les circonstances extérieures telles que les données biographiques, géographiques ou temporelles sont dénuées d'importance : seuls comptent les rêves qui habitent ses personnages. D'une écriture foisonnante, élégante et soutenue dans la première partie, pétrie d'oralité et de contemporanéité dans la seconde, Ednodio Quintero perturbe la linéarité de la narration par d'innombrables digressions.
Ce récit rigoureusement structuré mais complexe emprunte le mode de la rêverie pour nous parler de l'art de conter et, par là, de l'art de s'échapper de la réalité.
Mais l'auteur brouille les pistes et nous refuse toute possibilité d'interprétation unilatérale. Son idée va au-delà, car ce qu'il suggère, c'est que les circonstances extérieures telles que les données biographiques, géographiques ou temporelles sont dénuées d'importance : seuls comptent les rêves qui habitent ses personnages. D'une écriture foisonnante, élégante et soutenue dans la première partie, pétrie d'oralité et de contemporanéité dans la seconde, Ednodio Quintero perturbe la linéarité de la narration par d'innombrables digressions.
Ce récit rigoureusement structuré mais complexe emprunte le mode de la rêverie pour nous parler de l'art de conter et, par là, de l'art de s'échapper de la réalité.


