Le figuier

Par : Ramiro Pinilla
  • Paiement en ligne :
    • Livraison à domicile ou en point Mondial Relay estimée à partir du 29 septembre
      Cet article sera commandé chez un fournisseur et vous sera envoyé 23 jours après la date de votre commande.
    • Retrait Click and Collect en magasin gratuit
  • Réservation en ligne avec paiement en magasin :
    • Indisponible pour réserver et payer en magasin
  • Nombre de pages284
  • FormatGrand Format
  • PrésentationBroché
  • Poids0.325 kg
  • Dimensions14,0 cm × 19,5 cm × 2,1 cm
  • ISBN978-2-37071-061-1
  • EAN9782370710611
  • Date de parution26/01/2016
  • CollectionRomans des libertés
  • ÉditeurTemps des Cerises (Le)
  • TraducteurNicole Réda Euvremer

Résumé

La construction en 1966 d'un nouveau Collège à Getxo, au Pays basque, fait ressurgir l'histoire de Rogelio Ceron, cet homme solitaire arrimé à un terrain isolé et au seul figuier qui y pousse depuis la fin de la guerre civile. Rogelio Ceron est un ancien phalangiste, de ceux qui, à la nuit tombée, allaient de maison en maison débusquer les " rouges " pour les fusiller sans autre forme de procès. Au cours d'une de ces " expéditions " punitives, Ceron est marqué par le regard de haine que lui jette un enfant, Gabino, à qui il vient d'enlever son père et son frère.
Le phalangiste se persuade aussitôt que cet enfant finira par le tuer. Le lendemain, Ceron s'aperçoit que les deux corps ont été enterrés sous un monticule de terre où a été plantée une pousse de figuier. Il se transforme alors, rompt avec les phalangistes, pour se consacrer à la mission tacitement ordonnée par l'enfant, de veiller le figuier. Il est persuadé que l'enfant et lui sont liés par le destin.
Pourtant, pendant trois décennies, Rogelio et Gabino n'échangent pas un mot. Le silence est un personnage de plus dans cette tragédie. A l'image du silence des familles des victimes de la guerre civile qui ont enduré quarante ans d'un exil intérieur, sans pourvoir exprimer leur douleur. Rogelio et Gabino représentent les deux Espagne, mais au fil des années, ils sortent peu à peu du cadre initial de chacun de leurs camps.
Le figuier incarne l'oubli impossible, le souvenir vivant et silencieux. Le figuier pousse et ses racines se nourrissent des morts de la guerre.
Ramiro Pinilla (1923 - 2014). Avec son premier roman Les fourmis aveugles, il obtient le Prix Nadal et le Prix National de la Critique. Il publie ensuite chez de petits éditeurs. Son retour vers le grand public se produit en 2004 avec Vertes vallées, rouges collines, trilogie composée de La terre convulsée, Les corps dévêtus et Les cendres du fer (publiée par Andanzas) qui a reçu le Prix Euskadi 2005, le Prix national de la Critique et le Prix national du Roman en 2006.
Il publie ensuite Le figuier en 2006. En 2007, Tusquets publie Antonio B. le Russe, qui dénonce les désastres de l'après-guerre. Le Temps des Cerises a édité en 2014 Rien qu'un mort de plus, depuis les années 1960, aucun de ses romans n'avait été traduit en français.