A la fin des années 1960, porté par l'envolée des revenus du pétrole, l'Iran connaît une prospérité spectaculaire et se rêve en "centre régional des arts et de l'architecture" . L'Etat convoque les plus grands architectes occidentaux, multiplie revues, congrès et concours internationaux, tandis que le mécénat de la reine Farah Diba fait de l'architecture un instrument de prestige et de légitimité politique.
De Téhéran à Ispahan, une génération d'architectes iraniens collabore avec les maîtres venus d'Amérique et d'Europe, entre programmes de logement de masse et restauration des sites historiques. De cet élan naît un paradoxe que ce livre nomme "le désir d'avant-garde" : une aspiration ardente au progrès, nourrie par un essor économique déséquilibré, qui importe des idées occidentales déjà dépassées sans laisser émerger une avant-garde véritablement locale.
Ispahan en devient le symbole, partagée entre la sauvegarde de ses jardins persans et l'arrivée de gigantesques équipements industriels. A partir de sources inédites et d'une riche iconographie, Le désir d'avant-garde retrace deux décennies décisives, jusqu'à leur basculement avec la révolution de 1979. Au-delà du seul cas iranien, il offre une réflexion rare sur la modernité architecturale hors d'Occident, prise dans un va-et-vient permanent entre la fascination pour un Occident synonyme de modernité et l'attachement à un Orient porteur de tradition.
A la fin des années 1960, porté par l'envolée des revenus du pétrole, l'Iran connaît une prospérité spectaculaire et se rêve en "centre régional des arts et de l'architecture" . L'Etat convoque les plus grands architectes occidentaux, multiplie revues, congrès et concours internationaux, tandis que le mécénat de la reine Farah Diba fait de l'architecture un instrument de prestige et de légitimité politique.
De Téhéran à Ispahan, une génération d'architectes iraniens collabore avec les maîtres venus d'Amérique et d'Europe, entre programmes de logement de masse et restauration des sites historiques. De cet élan naît un paradoxe que ce livre nomme "le désir d'avant-garde" : une aspiration ardente au progrès, nourrie par un essor économique déséquilibré, qui importe des idées occidentales déjà dépassées sans laisser émerger une avant-garde véritablement locale.
Ispahan en devient le symbole, partagée entre la sauvegarde de ses jardins persans et l'arrivée de gigantesques équipements industriels. A partir de sources inédites et d'une riche iconographie, Le désir d'avant-garde retrace deux décennies décisives, jusqu'à leur basculement avec la révolution de 1979. Au-delà du seul cas iranien, il offre une réflexion rare sur la modernité architecturale hors d'Occident, prise dans un va-et-vient permanent entre la fascination pour un Occident synonyme de modernité et l'attachement à un Orient porteur de tradition.