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Le dernier Istanbul

Par : Murathan Mungan
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  • Nombre de pages224
  • FormatGrand Format
  • PrésentationBroché
  • Poids0.278 kg
  • Dimensions21,0 cm × 14,5 cm × 1,8 cm
  • ISBN978-2-491221-04-1
  • EAN9782491221041
  • Date de parution14/04/2021
  • ÉditeurKontr
  • TraducteurSylvain Cavaillès

Résumé

Les nouvelles de Murat Özyasar nous entraînent dans un espace jusqu'à récemment peu défriché de la littérature turque, le Sud-Est de la Turquie, et plus particulièrement la ville de Diyarbakir. Menés par une écriture vive, rythmée, tour à tour drôle et poignante et qui se fait l'écho des problématiques de la région, ses personnages nous conduisent à travers cette cité qui fut jadis « Amed la Noire » - en vertu du basalte à la base de son architecture - et qui subit encore aujourd'hui les conséquences d'une guerre plus que trentenaire.
Loin du pathos où d'autres tomberaient facilement, Özyasar raconte, à travers ses personnages et sa langue hybride (un turc « contaminé par le kurde »), le Diyarbakir d'aujourd'hui, un territoire qui, malgré le deuil impossible des tragédies passées, reste animé, envers et contre tout, par une formidable pulsion de vie.

L'éditeur en parle

Istanbul, 1980. Fatma Aliye vit avec sa mère et son grand-père sénile dans leur vieille demeure ottomane. La visite de sa soeur Talia vient raviver des rancoeurs encore tenaces, tandis que menace le coup d'Etat du 12 septembre. Dans son hammam où s'organise la sociabilité homosexuelle de l'époque, Madame vit elle aussi avec ses fantômes Esber, Reha et Suat Bey évoluent entre frigidarium et pierre ventrale, trouvant en Madame une figure de mère protectrice, échappant dans ce refuge aux menaces constantes qui pèsent sur eux du fait de leur identité.
En apparence indépendantes l'une de l'autre, ces deux histoires se complètent en peignant chacune un visage de la décadence, se faisant miroir grâce à un décor commun : cet Istanbul jadis cosmopolite où les autres sont désormais marginalisés et menacés dans leur existence même. Par ce livre audacieux, Murathan Mungan pose les bases de son oeuvre futur, affirmant son engagement en postulant une communauté de destin entre toutes les minorités.