Le "démon de l'absolu", c'est ce qui, toute sa vie, tourmenta Lawrence d'Arabie (1888-1935), dont Malraux entreprend ici d'écrire la biographie. Mais en revenant sur cette existence hors du commun, Malraux ne se contente pas de raconter les événements troubles qui agitèrent la péninsule Arabique durant la Première Guerre mondiale : il prolonge volontiers le fait en métaphore, il élève le récit au rang de mythe.
Chez lui, la biographie se double d'une méditation poétique. D'où sans doute le statut du texte : insatisfait d'être "bridé par le réel", Malraux le laissa inachevé. Réédité ici pour la première fois depuis sa publication posthume en 1996 dans la "Bibliothèque de la Pléiade", Le Démon de l'absolu n'en est pas moins un exercice d'admiration fascinant, où le biographe rejoint son sujet. C'est dans ces pages que l'auteur de L'Espoir a tenté de cerner l'archétype de l'"Aventurier", "qui semble d'abord un mythe de l'énergie", mais "qui est sans doute un mythe infiniment plus complexe, où la liberté joue le premier rôle".
Le "démon de l'absolu", c'est ce qui, toute sa vie, tourmenta Lawrence d'Arabie (1888-1935), dont Malraux entreprend ici d'écrire la biographie. Mais en revenant sur cette existence hors du commun, Malraux ne se contente pas de raconter les événements troubles qui agitèrent la péninsule Arabique durant la Première Guerre mondiale : il prolonge volontiers le fait en métaphore, il élève le récit au rang de mythe.
Chez lui, la biographie se double d'une méditation poétique. D'où sans doute le statut du texte : insatisfait d'être "bridé par le réel", Malraux le laissa inachevé. Réédité ici pour la première fois depuis sa publication posthume en 1996 dans la "Bibliothèque de la Pléiade", Le Démon de l'absolu n'en est pas moins un exercice d'admiration fascinant, où le biographe rejoint son sujet. C'est dans ces pages que l'auteur de L'Espoir a tenté de cerner l'archétype de l'"Aventurier", "qui semble d'abord un mythe de l'énergie", mais "qui est sans doute un mythe infiniment plus complexe, où la liberté joue le premier rôle".