Normalien (ENS Paris-Saclay), Jacques Fonlupt est diplômé d'un master 2 d'histoire contemporaine, effectué sous la direction de Philippe Boutry (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne). Son mémoire de recherche, dont est issu ce livre, a été récompensé du 11e prix d'histoire du XIXe siècle en 2022, conjointement décerné par le Centre d'histoire du XIXe siècle et la Revue d'histoire du XIXe siècle.
Le crépuscule des cagots. Histoire de la disparition d'une discrimination française au XIXe siècle
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- Nombre de pages320
- FormatGrand Format
- PrésentationBroché
- Poids0.515 kg
- Dimensions24,0 cm × 16,0 cm × 2,3 cm
- ISBN978-2-35311-176-3
- EAN9782353111763
- Date de parution12/09/2024
- CollectionCultures, arts et sociétés
- ÉditeurPUPPA
Résumé
Les cagots, qui sont-ils vraiment ? Cette minorité de personnes discriminées dans le sud-ouest de la France (XIIIe-XIXe siècle) a longtemps fasciné en raison des représentations sensationnalistes lui étant associées : origine gothique ou sarrasine, lèpre héréditaire, crétinisme et consanguinité, etc. De telles représentations ont fini par occulter ce que fut la réalité sociale de cette surprenante catégorie d'exclus, dont la discrimination prend racine dans un stigmate héréditaire.
Au XIXe siècle, les dernières personnes réputées cagotes se rencontrent principalement dans des localités pyrénéennes reculées. Peu à peu, leur réputation se dissout discrètement au sein de la société de voisinage. Pourtant, c'est au siècle même de la disparition des cagots que les représentations à leur encontre se retrouvent abondamment manipulées au gré des discours savants, reflétant ainsi les courants intellectuels de leur temps.
Prend alors consistance un imaginaire social complexe qui dépeint les cagots en personnes possédant leurs propres caractéristiques physiques, possiblement atteintes d'une pathologie repoussante.
Au XIXe siècle, les dernières personnes réputées cagotes se rencontrent principalement dans des localités pyrénéennes reculées. Peu à peu, leur réputation se dissout discrètement au sein de la société de voisinage. Pourtant, c'est au siècle même de la disparition des cagots que les représentations à leur encontre se retrouvent abondamment manipulées au gré des discours savants, reflétant ainsi les courants intellectuels de leur temps.
Prend alors consistance un imaginaire social complexe qui dépeint les cagots en personnes possédant leurs propres caractéristiques physiques, possiblement atteintes d'une pathologie repoussante.


