Le clair et l'obscur à l'âge classique

Par : Alain Faudemay
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  • Nombre de pages592
  • PrésentationRelié
  • Poids0.7 kg
  • Dimensions15,0 cm × 22,0 cm × 3,3 cm
  • ISBN2-05-101851-0
  • EAN9782051018517
  • Date de parution01/01/2001
  • CollectionThèses des universités suisses
  • ÉditeurSLATKINE

Résumé

Qu'est-ce que la clarté, en Europe occidentale, pour les littératures des XVIIe et XVIIIe siècles ? Ou plutôt, puisque la clarté n'a jamais, tant s'en faut, tout à fait dissipé l'obscurité, ni les écrivains toujours cherchés à proscrire celle-ci, qu'est-ce que le clair et l'obscur à cette époque ? Comment les distinguer, surtout si, pense-t-on souvent, ils ne s'opposent pas toujours au point de s'exclure ? Cette première série de questions peut recevoir quelques éléments de réponse, pour peu qu'on lui en joigne une seconde, dont elle est indissociable.
Pourquoi le clair et l'obscur ont-ils joué, dans les représentations que les littératures se faisaient du monde et d'elles-mêmes, particulièrement à cette époque, un rôle central ? Qu'est-ce que le rôle central joué, à cette époque, par la clarté et l'obscurité, doit aux certitudes, aux doutes, aux besoins, aux enjeux, de sociétés attentives à leurs propres mutations ? Quels rapports le clair et l'obscur dessinent-ils, du même coup, entre les littératures des XVIIe et XVIIIe siècles et la culture de leur temps ? Ce qu'on appelle aujourd'hui le "classicisme" , ainsi que les aspirations rationalistes qu'on lui attribue souvent, ne rendent compte que d'une partie du sujet.
Ce serait plutôt, peut-être, le clair et l'obscur, au noeud de leurs virtualités contradictoires, qui contribueraient, si l'on peut dire, à éclairer les XVIIe et XVIIIe siècles et ce que l'on considère aujourd'hui comme le classicisme, le baroque, les Lumières, le romantisme, dans leurs conflits ou dans leur genèse. Du reste, non seulement l'obscurité, mais aussi la clarté incarnent également plus d'une fois des valeurs affectives ; d'où, plus d'une fois, leur part d'ambiguïté.