Le chien Iodok
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- Nombre de pages185
- FormatPoche
- PrésentationBroché
- Poids0.17 kg
- Dimensions11,5 cm × 16,7 cm × 1,6 cm
- ISBN978-2-916141-80-0
- EAN9782916141800
- Date de parution17/02/2012
- CollectionSelva Selvaggia
- ÉditeurArbre Vengeur
- TraducteurLise Chapuis
Résumé
C'est le chien Iodok qui est le narrateur de ce troublant récit. Il a pour maître le professeur Lyudov, directeur d'une clinique vétérinaire, et il se félicite de sa situation enviable, tout en sachant à quel point elle est fragile. En effet, sous sa fourrure se cache un homme qui a dû se transformer en chien pour échapper aux limiers d'un ordre social éliminant avec opiniâtreté, ruse et violence toute velléité de résistance ou simplement de différence.
Ainsi Iodok est l'homme-chien, " l'apostat, le renégat du troupeau " et son récit est le témoignage au jour le jour des agissements qui se trament autour de lui et vont le conduire inexorablement à sa perte. En réalité la clinique vétérinaire est aux mains de l'organisation occulte appelée le Zoo qui détient le pouvoir véritable et c'est là, il le découvrira, que l'on " traite " les opposants pour les faire rentrer dans le " troupeau " humain, après qu'ils ont été rabattus par les " limiers " de l'organisation déployée sur tout le territoire.
Peu à peu l'homme-chien, qui se souvient de la Sibérie de sa jeunesse et éprouve attirance et amour pour Véra, la belle secrétaire, va sentir se resserrer autour de sa propre personne les fils d'une machination complexe et infiniment retorse qui ne peut s'achever que par son élimination car il est l'intolérable défaut d'un ordre totalitaire Dans cet univers qui certes évoque le monde soviétique, voire la Russie d'aujourd'hui, mais plus largement n'importe quel ordre social uniformisant, tout n'est qu'apparences et faux-semblants et c'est de là que naît l'angoisse sourde qui étreint le personnage comme le lecteur.
Ainsi Iodok est l'homme-chien, " l'apostat, le renégat du troupeau " et son récit est le témoignage au jour le jour des agissements qui se trament autour de lui et vont le conduire inexorablement à sa perte. En réalité la clinique vétérinaire est aux mains de l'organisation occulte appelée le Zoo qui détient le pouvoir véritable et c'est là, il le découvrira, que l'on " traite " les opposants pour les faire rentrer dans le " troupeau " humain, après qu'ils ont été rabattus par les " limiers " de l'organisation déployée sur tout le territoire.
Peu à peu l'homme-chien, qui se souvient de la Sibérie de sa jeunesse et éprouve attirance et amour pour Véra, la belle secrétaire, va sentir se resserrer autour de sa propre personne les fils d'une machination complexe et infiniment retorse qui ne peut s'achever que par son élimination car il est l'intolérable défaut d'un ordre totalitaire Dans cet univers qui certes évoque le monde soviétique, voire la Russie d'aujourd'hui, mais plus largement n'importe quel ordre social uniformisant, tout n'est qu'apparences et faux-semblants et c'est de là que naît l'angoisse sourde qui étreint le personnage comme le lecteur.
L'éditeur en parle
Bien sûr on pense à Coeur de chien de Boulgakov et sans doute s'agit-il d'une référence voulue et assumée : on retrouve ici l'atmosphère sombre et inquiétante, qui est le cadre de vie de ces êtres hybrides, symboles d'une société où les frontières entre l'homme et l'animal sont abolies, où l'humain est réduit à l'état d'élément d'un troupeau. Il y a de la poésie parfois dans les évocations de la nature, et aussi du grand-guignol, comme lorsque les sbires du Zoo chargés de juger et reconditionner leur " patient " apparaissent affublés de têtes de rhinocéros.
Et des paradoxes cruels dans cette fable philosophique : car pour échapper à l'ordre zoologique (le troupeau), l'homme doit se transformer en animal et chercher un maître, dernière ironie... Livre étonnant, dérangeant, complexe, comique, excessif, ce récit a toutes les qualités pour être transformé en BD ou en roman graphique aux couleurs sombres et aux traits forts.
Et des paradoxes cruels dans cette fable philosophique : car pour échapper à l'ordre zoologique (le troupeau), l'homme doit se transformer en animal et chercher un maître, dernière ironie... Livre étonnant, dérangeant, complexe, comique, excessif, ce récit a toutes les qualités pour être transformé en BD ou en roman graphique aux couleurs sombres et aux traits forts.

