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Le chemin des tourments. Trilogie

Par : Alexis Tolstoï
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  • Nombre de pages830
  • FormatGrand Format
  • PrésentationRelié
  • Poids1.4 kg
  • Dimensions17,1 cm × 26,0 cm × 5,5 cm
  • ISBN979-10-95454-21-2
  • EAN9791095454212
  • Date de parution03/05/2018
  • ÉditeurLouison éditions
  • PostfacierGeorges Nivat
  • TraducteurAlice Orane
  • PréfacierNatalia Turine

Résumé

L'oeuvre du comte Tolstoï commence par la description de l'année 1914 : "Au cours des dix dernières années, des entreprises grandioses avaient vu le jour à une vitesse incroyable. Des fortunes se chiffrant par millions surgissaient comme par magie. [...] C'était l'époque où l'amour, les sentiments vrais et sains paraissaient vulgaires et désuets. Personne n'aimait, mais tous avaient soif de jouir : tels des drogués, ils buvaient avidement tout ce qui était pimenté, tout ce qui leur déchirait les entrailles.
[...] Afficher des idées subversives était une preuve de bon goût ; la neurasthénie témoignait d'une âme raffinée. Voilà ce qu'enseignaient les écrivains à la mode qui surgissaient du néant l'espace d'une saison." Cent ans plus tard il semble que ce texte a été écrit par un contemporain de notre monde blogueur et surmédiatisé. Le talent de Tolstoï était plus intelligent que l'intelligence elle-même.
Il nous a laissé en héritage l'un des livres les plus importants de l'URSS naissante, un grand roman qui méritait d'être republié.

L'éditeur en parle

Alexeï Tolstoï entreprend en 1919 la rédaction de son roman Le Chemin des tourments qui sera publié à Paris en 1920 et 1921 dans des revues littéraires (La Russie à venir et Notes contemporaines), puis intégralement à Berlin, en 1922. Rentré en Union soviétique, il reprend son projet et lui donne un nouveau titre, Deux Soeurs, qui deviendra ainsi le premier volet de sa future trilogie romanesque. Dans son projet, chaque roman devait correspondre à une année de la guerre civile, et la fresque devait s'achever par un roman de clôture, mais cela n'a pas pu aboutir.
Seule l'année 1918 est décrite dans L'An dix-huit, le deuxième volet de la trilogie, qui s'achève par Sombre Matin qui décrit les événements des années 1919 et 1921. En réalité, dans l'esprit de l'auteur, cette grande fresque devait rendre compte de l'écroulement du monde ancien dans lequel il avait été lui-même si insouciant. Premier volet de la trilogie, Deux Soeurs relate l'histoire des personnages avant et pendant la Première Guerre mondiale : vie préservée, artificielle et futile, dans les salons de Saint-Pétersbourg où l'on parle d'art nouveau (décadent), de poésie, de rêves disloqués de la dernière poétesse à la mode ; Tolstoï parle de " ferment de pourriture " qu'il trouve chez les libéraux comme chez les anarchistes, jusqu'aux traits de quelques auteurs que l'on peut deviner derrière certains personnages.
Les héros sont issus de l'intelligentsia russe : les soeurs Dacha et Katia sont filles d'un médecin de Samara, le mari de Katia est avocat, Téléguine qui épousera Dacha est ingénieur, Rochtchine est officier, etc. La ville de Moscou est montrée presque comme une opérette, tous ces personnages jouent au vaudeville, sauf que l'histoire répond par des massacres et des famines. Aucun protagoniste, quel que soit son origine sociale ou son milieu, ne se rend compte des risques imminents d'une guerre.
Et lorsque celle-ci survient, elle devient le châtiment de l'inconscience de cette jeunesse, comme un contrepoids à cette vie dévergondée. En 1928 paraît le second volet de la trilogie, L'An dix-huit, qui commence après la révolution d'Octobre par le retour massif des soldats russes et le début de la guerre civile sur le territoire de l'ancien empire tsariste. En réalité, le lecteur assiste à l'agonie de l'ancienne Russie.
Le récit est construit autour de la représentation du chaos qui détruit la Russie à la fin de la Première Guerre mondiale : bataille de rues, complots contre les bolcheviks, manifestations d'usines. L'une des soeurs du premier volet prend part au complot des anarchistes mais tous les héros se retrouvent profondément anéantis. Ainsi, l'histoire et la guerre civile emportent dans leur tourbillon toutes les couches de la population aussi bien les personnages historiques que fictives.
Dans Sombre Matin, le troisième volet, paru en 1940, Tolstoï aborde la fin de la guerre dont il paraît inéluctable qu'elle se termine en révolution, sur les bases de laquelle la nouvelle Russie reste à construire. Le roman est empreint par une esthétique nouvelle, qui relève d'un certain réalisme socialiste. Les fils des destinées des personnages se dénouent et les petits destins se fondent dans le grand destin d'un pays en marche vers les lendemains qui chantent.
Une famille de vampires
Alexis Tolstoï
E-book
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