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Le canon de Scanderbeg au coeur du coutumier albanais

Par : Xhyher Cani
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  • Nombre de pages300
  • PrésentationBroché
  • Poids0.34 kg
  • Dimensions13,5 cm × 21,5 cm × 2,0 cm
  • ISBN978-2-296-06441-6
  • EAN9782296064416
  • Date de parution01/09/2008
  • CollectionLogiques juridiques
  • ÉditeurL'Harmattan

Résumé

Le Canon de Scanderbeg n'est libellé ni proclamé par aucun organe législatif ou exécutif de l'État, il n'est décrété par aucun monarque et n'est imposé par aucun envahisseur : le droit coutumier est né de la nécessité de régler la vie des communautés rurales sur le plan judiciaire en l'absence de lois. Le Canon de Scanderbeg est donc considéré comme un corpus juris appliqué jusqu'à une période récente dans les régions de l'Albanie Centrale placées sous la domination du prince Scanderbeg. Le coutumier de Scanderbeg est riche en normes qui embrassent plusieurs aspects de la vie du peuple ; leur diversité témoigne de l'ancienneté de son usage. Il confirme l'idée que les différents coutumiers du peuple albanais ont un grand nombre de points de contact entre eux ; cela justifie la thèse de l'existence d'un patrimoine commun comme une unité plus haute, que l'on peut appeler le droit coutumier du peuple albanais. Durant la dernière période de la domination ottomane, l'ère géographique couverte par le Canon de Scanderbeg a les caractéristiques d'une collectivité villageoise au sein de laquelle se fait sentir le besoin de l'unification. Elle s'ouvre donc à une collectivité régionale, créant ainsi, avec la consolidation de l'État de Scanderbeg la possibilité d'un substrat coutumier commun, lié au nom et à l'autorité de Scanderbeg. Durant le Moyen Age, ce coutumier est très actif parmi les collectivités villageoises régionales et interrégionales et il ignore l'administration étatique féodale. Sa survie jusqu'au XXe siècle reflète le développement social de ces régions, tout en incarnant l'autonomie locale des collectivités villageoises où le pouvoir ottoman n'était que nominal.