Le Bioart. Enjeux esthétiques

Par : Teva Flaman
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  • Nombre de pages194
  • PrésentationBroché
  • FormatGrand Format
  • Poids0.332 kg
  • Dimensions17,0 cm × 22,0 cm × 1,2 cm
  • ISBN979-10-320-0229-2
  • EAN9791032002292
  • Date de parution12/09/2019
  • CollectionArts
  • ÉditeurPU de Provence
  • PréfacierEduardo Kac

Résumé

Un lapin fluorescent, c'est de l'art ? Depuis une vingtaine d'années émerge un courant artistique dont les biotechnologies, techniques de manipulation du vivant, sont le moyen et le point d'ancrage éthique, critique, esthétique. L'étude de l'esthétique du "bioart" pointe en négatif une compréhension romantique et exclusive de ce qu'est l'oeuvre d'art. Elle révèle, en positif, que l'utilisation des biotechnologies, media de création au même titre que les matières picturales, change le mode d'existence de l'oeuvre d'art et la manière dont celle-ci nous apparaît.
Car l'aura des bioartefacts est ancrée dans leur phénoménalité si particulière et transmet leur sens. C'est un effet de présence qui fait prendre conscience, notamment, des virtualités et des menaces de la technoscience. Qu'apprend-on sur notre époque quand le message des oeuvres se rabat sur la manière dont il est produit ? Interprétant le sens des biotechnologies, actualisant le mythe de la créature artificielle, proposant des modèles anti-spécistes de communication, les oeuvres de bioart reflètent l'influence de la cybernétique dans l'organisation du monde occidental.
En revoyant certains fondamentaux de la théorie de l'art (classification des arts, critères artistiques, expérience esthétique, aura, distinction artiste/artisan), les étudiants en arts, mais aussi les curieux, trouveront dans cet ouvrage une analyse méthodique du bioart ainsi que les éléments d'une médiologie de l'art.
Un lapin fluorescent, c'est de l'art ? Depuis une vingtaine d'années émerge un courant artistique dont les biotechnologies, techniques de manipulation du vivant, sont le moyen et le point d'ancrage éthique, critique, esthétique. L'étude de l'esthétique du "bioart" pointe en négatif une compréhension romantique et exclusive de ce qu'est l'oeuvre d'art. Elle révèle, en positif, que l'utilisation des biotechnologies, media de création au même titre que les matières picturales, change le mode d'existence de l'oeuvre d'art et la manière dont celle-ci nous apparaît.
Car l'aura des bioartefacts est ancrée dans leur phénoménalité si particulière et transmet leur sens. C'est un effet de présence qui fait prendre conscience, notamment, des virtualités et des menaces de la technoscience. Qu'apprend-on sur notre époque quand le message des oeuvres se rabat sur la manière dont il est produit ? Interprétant le sens des biotechnologies, actualisant le mythe de la créature artificielle, proposant des modèles anti-spécistes de communication, les oeuvres de bioart reflètent l'influence de la cybernétique dans l'organisation du monde occidental.
En revoyant certains fondamentaux de la théorie de l'art (classification des arts, critères artistiques, expérience esthétique, aura, distinction artiste/artisan), les étudiants en arts, mais aussi les curieux, trouveront dans cet ouvrage une analyse méthodique du bioart ainsi que les éléments d'une médiologie de l'art.