Le beau et ses traductions. Les quatre définitions du beau dans le hippias majeur de platon

Par : Bruno Haas
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  • Nombre de pages100
  • FormatGrand Format
  • PrésentationBroché
  • Poids0.205 kg
  • Dimensions16,0 cm × 23,8 cm × 0,8 cm
  • ISBN979-10-351-0606-5
  • EAN9791035106065
  • Date de parution18/02/2021
  • CollectionLa philosophie à l'oeuvre
  • ÉditeurEditions de la Sorbonne

Résumé

LE TERME prépon ne signifie pas seulement le convenable, mais encore la brillance - Homère l'emploie, par exemple, pour dire d'Hector qu'il "brillait" parmi les guerriers troyens ("ho d'éprepe kai dia pantôn", Iliade, XII, 104). Prépein se dit ici d'un héros qui parmi ses semblables se distingue, sans doute parce qu'il convient plus queux à la fonction guerrière, mais surtout parce qu'il est plus éclatant.
C'est la nuance métaphorique qu'il faut saisir ici. Leconte de l'Isle traduit "Il les surpassait tous". Mais la prééminence d'Hector n'est pas une question de taille : Hector est plus considérable que les autres, il est splendide. Selon la première définition de Socrate, le beau serait donc l'éclat d'une splendeur exubérante ; et cette traduction, voire cette interprétation, change le sens du Hippias majeur du tout au tout.
La convenance concerne la bonne proportion, l'harmonie, comme Chauvet et Saisset le soulignent, en bons classicistes français du XIXe siècle. Cette définition de la beauté peut éventuellement avoir un sens dans le contexte de l'art français du XVIe siècle et de son académie où l'on apprenait les canons de proportion simplifiés des Italiens du XVIe siècle, mais elle n'a aucun rapport avec les discussions de l'académie platonicienne.
Bruno Haas, maître de conférences à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, a élaboré une approche déictico-fonctionnelle de l'art en marge de ses travaux sur la philosophie allemande, parmi lesquels Die freie Kunst [L'art libre] (Doucher und Humblot, 2003) et Symptomatologie der reflektierenden Urteilskraft [Symptomatologie de la réflexion] (Meiner, à pàraitre), l'un principalement consacré à la pensée hégélienne, l'autre à celle de Kant.
Ses travaux sur l'histoire structurelle de l'image ont donné lieu à des travaux interdisciplinaires et à Geschichte der ikonischen Situationen [Histoire des situations iconiques] (Fink, 2015).