Le Bagne De Brest 1749-1800. Naissance D'Une Institution Carcerale Au Siecle Des Lumieres, 1749-1800
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- Nombre de pages360
- PrésentationBroché
- Poids0.66 kg
- Dimensions15,5 cm × 24,0 cm × 2,8 cm
- ISBN2-86847-484-5
- EAN9782868474841
- Date de parution03/06/2000
- CollectionHistoire
- ÉditeurPU Rennes
Résumé
Née de la volonté royale de dissoudre le trop coûteux corps des Galères, l'ordonnance de 1748 trouve l'une de ses premières applications concrètes avec l'arrivée à Brest d'un petit millier de galériens, escortés de quelques surveillants bien au fait de la réglementation des chiourmes. C'est de cette installation que naît en 1749 le bagne de Brest. Plus que le XIXe siècle, période de stabilisation, la deuxième moitié du XVIII, siècle, qui nous intéresse ici, marque l'émergence de cette nouvelle structure répressive.
Celle-ci se dégage progressivement du monde des galères dont elle est directement issue pour acquérir son autonomie propre ; le siècle des Lumières voit la disparition des galériens, condamnés à tirer la rame, au profit des forçats, main d'oeuvre bon marché employée dans les arsenaux de la Marine. En même temps, de nouvelles notions apparaissent, comme le souci sous-jacent de l'exemplarité de la peine, concrétisée par le long cheminement des chaînes à travers la France, et celui de la réinsertion des forçats dans la société.
Structure paradoxalement ouverte vers le monde extérieur, le bagne, apparaître aussi comme l'un des éléments participant à l'économie de la cité brestoise, aussi bien par le réservoir à main d'oeuvre qu'il constitue, y compris pour les simples particuliers, que pour les négoces qui se créent autour de lui, comme la fourniture des aliments ou des vêtements. Brest, arsenal alors en plein essor et que les manoeuvres de la guerre d'Amérique viendront conforter dans son rôle prépondérant, constitue donc à plusieurs égards un exemple particulièrement vivant de l'émergence de cette nouvelle institution carcérale le bagne.
Celle-ci se dégage progressivement du monde des galères dont elle est directement issue pour acquérir son autonomie propre ; le siècle des Lumières voit la disparition des galériens, condamnés à tirer la rame, au profit des forçats, main d'oeuvre bon marché employée dans les arsenaux de la Marine. En même temps, de nouvelles notions apparaissent, comme le souci sous-jacent de l'exemplarité de la peine, concrétisée par le long cheminement des chaînes à travers la France, et celui de la réinsertion des forçats dans la société.
Structure paradoxalement ouverte vers le monde extérieur, le bagne, apparaître aussi comme l'un des éléments participant à l'économie de la cité brestoise, aussi bien par le réservoir à main d'oeuvre qu'il constitue, y compris pour les simples particuliers, que pour les négoces qui se créent autour de lui, comme la fourniture des aliments ou des vêtements. Brest, arsenal alors en plein essor et que les manoeuvres de la guerre d'Amérique viendront conforter dans son rôle prépondérant, constitue donc à plusieurs égards un exemple particulièrement vivant de l'émergence de cette nouvelle institution carcérale le bagne.



