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Labor eruditus. Etudes sur la vie privée de l'érudition

Par : Pascale Hummel-Israel
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  • Nombre de pages250
  • PrésentationBroché
  • Poids0.415 kg
  • Dimensions16,0 cm × 24,0 cm × 2,0 cm
  • ISBN978-2-917741-17-7
  • EAN9782917741177
  • Date de parution01/01/2013
  • ÉditeurPhilologicum

Résumé

Dans l'histoire de la création (intellectuelle et artistique), les auteurs d'oeuvres ont longtemps bénéficié d'une situation matérielle privilégiée les mettant à l'abri de certaines contingences : ils n'en furent pas moins hommes et en tant que tels livrés à la fragilité de l'existence humaine. Depuis que la production de la pensée s'est considérablement élargie et que des individus de toutes origines sociales accèdent (jusqu'à un certain point et dans certaines limites) au statut d'artiste, de penseur ou d'érudit, le travail de la "création" s'exerce dans des conditions bien plus fragiles et aléatoires.
Si l'émotion, la souffrance, les impondérables du quotidien trouvent légitimement (et pour ainsi dire constitutivement) leur place dans l'art et la littérature, l'érudition (dans sa forme du moins, soumise qu'elle est à certaines règles académiques et éditoriales) n'est aucunement supposée refléter les blessures intimes, les injustices sociales, les imprévus de la vie professionnelle et les nombreux aléas d'une vie "dans le siècle".
Les contributeurs du volume se penchent sur les coulisses du "labeur érudit" : quels témoignages existent (et sous quelles formes) de la difficulté de vivre et de travailler dans les conditions non protégées d'une existence "ordinaire" ? Les érudits s'expriment-ils (depuis quand et comment ?) sur les écueils auxquels leur travail se heurte, les obstacles (institutionnels et éditoriaux) rencontrés, les conséquences sur leur production d'une intimité meurtrie, la douleur de créer et de penser dans un monde où ceux qui écrivent sont de plus en plus nombreux, les avanies infligées par le système (universitaire, etc.) ? Que reste-t-il "après coup" dans les livres des conditions parfois douloureuses et précaires de leur conception et de leur rédaction ? Ceux qui les lisent y trouvent-ils des traces des souffrances personnelles ou professionnelles endurées (ainsi que des raisons d'excuser les défauts et les faiblesses qui en découlent) ? Dans le prolongement de l'ouvrage Moeurs érudites (2002), ce volume pose les jalons d'une histoire privée de l'érudition.
Loin des généralités bien connues sur la modernité, la méconnaissance du génie et la souffrance du créateur, le propos (qui inclut des témoignages personnels aussi bien que des études historiques ou littéraires de cas) est ici pragmatique, empirique et le plus souvent possible neuf par l'originalité des documents et des exemples analysés.
Le diable et sa grand-mère
Le diable et sa grand-mère
Lou Andreas-Salomé
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