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La voix et la frontière. Sur Claude Simon
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- Nombre de pages504
- PrésentationRelié
- Poids0.68 kg
- Dimensions16,0 cm × 24,0 cm × 2,5 cm
- ISBN978-2-7453-1470-3
- EAN9782745314703
- Date de parution01/05/2007
- CollectionLittérature de notre siècle
- ÉditeurHonoré Champion
Résumé
La voix, c'est l'autre absolu du texte, un reste qui échappe à la clôture et à la spécularité formalistes. La fascination de la voix chez Claude Simon dit bien ce désir de renouer avec certaines questions refoulées (le Sujet, la Présence, la Référence), tout en les déplaçant. La voix se donne tout d'abord comme le medium rêvé d'une transparence sémiotique qui semble pouvoir se passer de la médiation du signe.
Elle serait à même de résoudre les frontières interpersonnelles qui se manifestent à divers niveaux communicationnels, en particulier au niveau référentiel. Vertu euphorique de présence qui se constitue comme modèle de l'écriture : l'étude énonciative et stylistique des discours rapportés démontre une véritable mimesis de voix vive à l'oeuvre dans le texte. Pourtant, la caractérisation indiciaire de la lexie "voix" met au jour une configuration opposée, celle de la "voix décharnée", fantôme désubjectivé et détemporalisé.
La même tension entre fantasme de présence absolue et évidement subjectif se dit dans les manifestations de l'organe de la parole, la bouche. Cette double postulation contradictoire d'une voix simultanément vive et décharnée, spécifique à l'oeuvre de Claude Simon, découle de la pleine prise en compte de la contrainte d'inscription originelle : tenter d'inscrire la voix, c'est à la fois rêver à la Présence et en faire le deuil...
Elle serait à même de résoudre les frontières interpersonnelles qui se manifestent à divers niveaux communicationnels, en particulier au niveau référentiel. Vertu euphorique de présence qui se constitue comme modèle de l'écriture : l'étude énonciative et stylistique des discours rapportés démontre une véritable mimesis de voix vive à l'oeuvre dans le texte. Pourtant, la caractérisation indiciaire de la lexie "voix" met au jour une configuration opposée, celle de la "voix décharnée", fantôme désubjectivé et détemporalisé.
La même tension entre fantasme de présence absolue et évidement subjectif se dit dans les manifestations de l'organe de la parole, la bouche. Cette double postulation contradictoire d'une voix simultanément vive et décharnée, spécifique à l'oeuvre de Claude Simon, découle de la pleine prise en compte de la contrainte d'inscription originelle : tenter d'inscrire la voix, c'est à la fois rêver à la Présence et en faire le deuil...

