Jacques Tassin , chercheur écologue au CIRAD, auteur de nombreux ouvrages de référence sur les plantes et l'écologie, est d'autre part un passionné averti de l'oeuvre de Maurice Genevoix. Auteur de Maurice Genevoix, survivant de 14 (Doyen éditeur, 2014) et de Genevoix (Pardés, 2017).
La vie selon Genevoix
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- Nombre de pages193
- FormatGrand Format
- PrésentationBroché
- Poids0.29 kg
- Dimensions14,0 cm × 22,0 cm × 1,1 cm
- ISBN978-2-84712-557-3
- EAN9782847125573
- Date de parution01/03/2018
- CollectionDans les pas
- ÉditeurPetit Pavé (Editions Le)
- PréfacierJulien Larère-Genevoix
Résumé
Comment expliquer que l'écriture de Maurice Genevoix dégage un tel charme ? Comment se fait-il qu'elle impose aussi puissamment, aussi invariablement, une douce et bienveillante présence dans l'esprit du lecteur ? Certes, cet écrivain est servi par une élégance stylistique rare, une musicalité, un contrepoint subtil entre la gravité et l'extase, une capacité à restituer des images, qui confinent au sortilège.
Assurément, aussi, l'écriture de Genevoix participe de l'art hybride, en procédant d'une peinture mise en musique avec des mots. Une forme d'art intégral, pour lequel la plume de l'écrivain, le long de son geste lent et sûr, semble tout autant vibrer de la baguette du chef d'orchestre et du pinceau du peintre. Mais ceci explique peu. Dans sa préface accordée à Sous Verdun, première oeuvre de l'écrivain, Ernest Lavisse, directeur de l'Ecole normale supérieure, écrivait : "son oeil voit tout, son oreille entend tout." C'était là, en revanche, dire à peu près l'essentiel sur Genevoix, homme de grande humilité, indemne de tout narcissisme, que la brillance intellectuelle n'avait pas écarté du monde sensible ; un être poreux, ouvert, formidablement attentif, qui aimait la vie chez les vivants, bien au-delà de la sienne.
Assurément, aussi, l'écriture de Genevoix participe de l'art hybride, en procédant d'une peinture mise en musique avec des mots. Une forme d'art intégral, pour lequel la plume de l'écrivain, le long de son geste lent et sûr, semble tout autant vibrer de la baguette du chef d'orchestre et du pinceau du peintre. Mais ceci explique peu. Dans sa préface accordée à Sous Verdun, première oeuvre de l'écrivain, Ernest Lavisse, directeur de l'Ecole normale supérieure, écrivait : "son oeil voit tout, son oreille entend tout." C'était là, en revanche, dire à peu près l'essentiel sur Genevoix, homme de grande humilité, indemne de tout narcissisme, que la brillance intellectuelle n'avait pas écarté du monde sensible ; un être poreux, ouvert, formidablement attentif, qui aimait la vie chez les vivants, bien au-delà de la sienne.















