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La viande à feu (1907) : un drame en quatre actes par Georges Darien
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- Nombre de pages376
- FormatGrand Format
- PrésentationCartonné
- Poids0.48 kg
- Dimensions14,8 cm × 21,0 cm × 2,2 cm
- ISBN978-2-37496-229-0
- EAN9782374962290
- Date de parution17/04/2025
- CollectionHéritages critiques
- ÉditeurPresses Universitaires Reims
Résumé
Dans le second XIXe siècle, la révolution industrielle change le rapport au travail et à la question sociale. Les usines se développent et la main-d'oeuvre ouvrière est un maillon essentiel dans la France industrielle, celle des travailleurs du fer qui oeuvrent à la lueur des hauts-fourneaux, des travailleurs de l'industrie textile dans le Nord, confrontés à l'enfer des tisseurs, et des travailleurs du feu, avec leurs cueilleurs et leurs souffleurs.
Cet univers des ouvriers verriers sert de cadre à une pièce inédite de Georges Darien : La Viande à feu (1907). A la tâche, on ne trouve pas simplement des adultes, mais des enfants affrontant la violence des patrons, la faim, l'indignité, et les brasiers des fours, des enfants en somme devenus de la "viande à feu" . C'est dans ce contexte que Georges Darien, dramaturge de sensibilité anarchiste, choisit de mettre en scène une enfance sacrifiée, tout en prenant soin d'associer ce motif révoltant à d'autres thématiques : la fausse philanthropie, le bourgeois sans scrupule pour qui seul compte l'argent, le prêtre devenu un "monstre en soutane" oeuvrant à de basses besognes - esclavagisme, complicité d'attentats à la pudeur.
A travers une pièce qui emprunte à la société du début du XXe siècle, qui lui est contemporaine, Darien esquisse la peinture d'une "Comédie Inhumaine" ouvrière, manière pour lui de proposer un nouveau "Théâtre Social" , théâtre qui questionne et qui tout à la fois fait date, tant pour ce qui est du ton adopté que des rapports qu'il entretient avec le genre dramatique.
Cet univers des ouvriers verriers sert de cadre à une pièce inédite de Georges Darien : La Viande à feu (1907). A la tâche, on ne trouve pas simplement des adultes, mais des enfants affrontant la violence des patrons, la faim, l'indignité, et les brasiers des fours, des enfants en somme devenus de la "viande à feu" . C'est dans ce contexte que Georges Darien, dramaturge de sensibilité anarchiste, choisit de mettre en scène une enfance sacrifiée, tout en prenant soin d'associer ce motif révoltant à d'autres thématiques : la fausse philanthropie, le bourgeois sans scrupule pour qui seul compte l'argent, le prêtre devenu un "monstre en soutane" oeuvrant à de basses besognes - esclavagisme, complicité d'attentats à la pudeur.
A travers une pièce qui emprunte à la société du début du XXe siècle, qui lui est contemporaine, Darien esquisse la peinture d'une "Comédie Inhumaine" ouvrière, manière pour lui de proposer un nouveau "Théâtre Social" , théâtre qui questionne et qui tout à la fois fait date, tant pour ce qui est du ton adopté que des rapports qu'il entretient avec le genre dramatique.

