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La théorie musicale germanique du XIXe siècle et l'idée de cohérence
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- Nombre de pages384
- PrésentationBroché
- Poids0.786 kg
- Dimensions18,5 cm × 23,5 cm × 2,5 cm
- ISBN978-2-85357-020-6
- EAN9782853570206
- Date de parution01/03/2009
- ÉditeurSociete Francaise Musicologie
Résumé
Le plus souvent, la pratique de l’analyse de la musique tonale repose sur l’idée qu’une œuvre est un tout parfaitement logique et ordonné. Le dévoilement de la cohérence de l’œuvre serait ainsi un axe essentiel de la démarche analytique, si ce n’est son objectif principal. On pourrait penser qu’une telle conception de l’analyse musicale est le fruit de l’époque « contemporaine », éprise de rationalisme scientifique ou de rigueur structuraliste. Pourtant, elle est issue d’une tradition théorique bien plus ancienne que l’auteur de ce livre entreprend d’explorer. En effet, c’est à partir de la fin du XVIIIe siècle et tout au long du XIXe siècle que la pensée du Tout, sous l’influence de la philosophie idéaliste allemande, va s’insinuer dans les diverses branches de la théorie musicale du monde germanique : harmonie, tonalité, métrique, forme et construction thématique. Ce n’est pas seulement la perfection de l’œuvre musicale, effigie de l’Absolu et produit du génie, que l’on ne se lassera plus alors de contempler, mais aussi celle du système tonal qui, située en amont de l’œuvre, en est la condition d’existence. Suivant cette articulation fondamentale, le présent ouvrage offre une perspective historique sur les concepts théoriques qui ont participé à l’émergence d’une véritable pensée de l’unité en musique. La première partie est consacrée au système tonal, lequel, d’abord envisagé comme une construction abstraite soumise à la pensée mathématique ou physicienne, acquiert progressivement le statut d’un système d’équilibre hiérarchisé et dynamique. La seconde partie, laissant le système pour se tourner vers ses produits, montre comment le processus de formation, loin de juxtaposer les éléments constitutifs de l’œuvre, doit réussir à les intégrer dans un « organisme » régi par des lois d’unité, d’équilibre et de logique, de façon à ce que leur succession apparaisse comme le résultat d’une nécessité et non de choix arbitraires.



