Roland Gori est professeur de psychopathologie à l'Université d'Aix-Marseille-I et psychanalyste, membre d'Espace analytique. Il a notamment publié La Preuve par la parole. Sur la causalité en psychanalyse (1996), La Science au risque de la psychanalyse (avec Christian Hoffmann, 1999) et Logique des passions (2002). Marie-José Del Volgo est maître de conférences à la faculté de médecine de l'Université d'Aix-Marseille-II, directeur de recherche en psychopathologie à l'Université d'Aix-Marseille-I et praticien hospitalier à l'Assistance publique de Marseille. Elle a publié L'Instant de dire. Le mythe individuel du malade dans la médecine moderne (1997) et La Douleur du malade. Clinique, psychanalyse et médecine (2003).
La santé totalitaire. Essai sur la médicalisation de l'existence
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- Nombre de pages270
- FormatGrand Format
- PrésentationBroché
- Poids0.365 kg
- Dimensions14,0 cm × 22,5 cm × 2,2 cm
- ISBN2-207-25660-X
- EAN9782207256602
- Date de parution13/01/2005
- CollectionL'espace analytique
- ÉditeurDenoël
Résumé
Comment peut-on être malade aujourd'hui dans une médecine qui transforme le patient en consommateur, sans souci authentique pour sa souffrance psychique ? L'oubli du malade dans la médecine contemporaine semble être le prix à payer pour des soins toujours plus rationnels et scientifiques. L'exploration du corps humain, le diagnostic précoce des maladies, l'acharnement à les combattre par des traitements douloureux et invasifs, exproprient " pour son bien " le patient de son corps. A travers des protocoles de diagnostic et de soins très standardisés, à travers le contrôle social de nos existences par une surveillance médicale accrue au nom de la santé publique, nos modes de vie se retrouvent toujours plus normalisés. Comment alors restituer au patient sa valeur de sujet et ses droits pour éviter de le transformer en marchandise au profit des industries de santé ? Comment concilier les exigences de la médecine scientifique et sa nécessaire vocation " thérapeutique ", c'est-à-dire humaniste ? À partir de son expérience du soin psychique, le psychanalyste a plus que jamais le devoir éthique et politique de mettre en garde contre les dérives de cette médicalisation généralisée et la " passion de l'ordre " qu'elle semble recouvrir.
L'éditeur en parle
Comment peut-on être malade aujourd'hui dans une culture qui transforme le patient en acteur, en "usager" des soins médicaux sans souci authentique pour sa souffrance psychique de sujet en détresse ?












