SOLDES
Jusqu'à -70% sur une sélection d'articles*
La première histoire de France en turc ottoman. Chroniques des padichahs de France, 1572
Par :Formats :
- Paiement en ligne :
- Livraison à domicile ou en point Mondial Relay indisponible
- Retrait Click and Collect en magasin gratuit
- Réservation en ligne avec paiement en magasin :
- Indisponible pour réserver et payer en magasin
- Nombre de pages216
- FormatGrand Format
- PrésentationBroché
- Poids1.062 kg
- Dimensions21,0 cm × 27,0 cm × 0,1 cm
- ISBN2-7384-5535-2
- EAN9782738455352
- Date de parution16/10/1997
- CollectionVaria Turcica
- ÉditeurL'Harmattan
Résumé
Le bibliothèque du land de Saxe, à Dresde, conserve runique manuscrit d'une "Histoire des padichahs de France" qui fut traduite de sources françaises en turc entre mai et mit 1572, sur l'ordre du célèbre administrateur et historien ottoman Feridun Beg, alors adjoint du grand chancelier et futur grand chancelier lui-même. Cet ouvrage se présente, via les profondeurs Ténébreuses du vase de Soisson et les horribles cruautés de Frédégonde, comme une chronique der règnes de soixante-et-un rois de France.
de Faramond à Tokuzinci Sarliz (Charles IX), suivie d'un colophon exposant clairement la genèse et les conditions de réalisation de l'entreprise : il ne s'agit nullement d'une aryen littéraire, mais d'un document de travail de la chancellerie ottomane. L'intérêt de l'ouvrage est multiple. Il révèle que s'ils ne manifestaient pas une soif universelle de connaissance comparable à celle de l'Europe occidentale de leur temps, les Ottomans du XVIe siècle ne doivent pas être taxés pour autant de manque de curiosité systématique à l'égard du monde non musulman.
On y constate aussi que pour un lecteur appartenant à l'élite administrative de la Porte, un certain nombre de réalités du monde chrétien occidental (féodalité, place du clergé, Etats généraux, statut de la femme, légitimité de la descendance, etc.) étaient alors bien malaisées à comprendre. Erreurs ou perplexités des traducteurs, curiosité personnelle probable du commanditaire expliquant des gloses marginales semblent significatives d'une identité qui se révèle en face de l'étrange image de l'autre.
Enfin, pour les orientalistes occidentaux, entrevoir, impromptu, leur propre Occident à travers une fugace percée de l'occidentalisme oriental constitue une incitation à la plus grande modestie, avant que de s'adonner au plaisir aussi légitime qu'exotique, de récits des temps mérovingiens passant perle filtre d'une langue ordinairement méconnue pour cet usage. Sept spécialistes de France et du Turquie ont pris plaisir à contempler sous différents angles cet ouvrage peu banal et présentent les réflexions qu'il leur inspire, dont on verra qu'elles s'aventurent sur les chemins les moins prévisibles.
de Faramond à Tokuzinci Sarliz (Charles IX), suivie d'un colophon exposant clairement la genèse et les conditions de réalisation de l'entreprise : il ne s'agit nullement d'une aryen littéraire, mais d'un document de travail de la chancellerie ottomane. L'intérêt de l'ouvrage est multiple. Il révèle que s'ils ne manifestaient pas une soif universelle de connaissance comparable à celle de l'Europe occidentale de leur temps, les Ottomans du XVIe siècle ne doivent pas être taxés pour autant de manque de curiosité systématique à l'égard du monde non musulman.
On y constate aussi que pour un lecteur appartenant à l'élite administrative de la Porte, un certain nombre de réalités du monde chrétien occidental (féodalité, place du clergé, Etats généraux, statut de la femme, légitimité de la descendance, etc.) étaient alors bien malaisées à comprendre. Erreurs ou perplexités des traducteurs, curiosité personnelle probable du commanditaire expliquant des gloses marginales semblent significatives d'une identité qui se révèle en face de l'étrange image de l'autre.
Enfin, pour les orientalistes occidentaux, entrevoir, impromptu, leur propre Occident à travers une fugace percée de l'occidentalisme oriental constitue une incitation à la plus grande modestie, avant que de s'adonner au plaisir aussi légitime qu'exotique, de récits des temps mérovingiens passant perle filtre d'une langue ordinairement méconnue pour cet usage. Sept spécialistes de France et du Turquie ont pris plaisir à contempler sous différents angles cet ouvrage peu banal et présentent les réflexions qu'il leur inspire, dont on verra qu'elles s'aventurent sur les chemins les moins prévisibles.





