La Pomme et la flèche Fruits de l'expérience de l'auteur, de ses années d'observation, de recherche et d'étude, La pomme et la flèche (La Havane, Cuba, Alarcos, 2001) ouvre de nombreuses réflexions qui seront d'un grand intérêt pour le public du XXI siècle. La dimension culturelle de ces textes réside dans leur dimension littéraire : ni essais ni pièces de théâtre, écrits loin et ailleurs, ils redonnent vie à une pulsion de théâtre.
On pourrait s'aventurer à dire qu'ils constituent une archive vivante de littérature dramatique, et à la fois un manifeste en faveur du théâtre. Du reste, signalons qu'ils prennent différentes formes (des entretiens, de longues notices, des articles) qui, d'une certaine façon, obligent l'écrivain à se confier. Il nous livre une réalité théâtrale aujourd'hui disparue, réelle ou imaginée, souvent insaisissable parce que précisément il nous manque, à nous, lectrices et lecteurs d'aujourd'hui, le présent de jadis, le présent de l'auteur.
On y croise, entre autres, Cervantes, Schiller, Giraudoux, Tchekhov, Strinberg, Schnitzler, Lorca, et un peu plus proches de nous dans le temps Pinera, Estorino, Triana, Ferrer, Hernandez-Espinosa, et Montes Huidobro. Quatre entretiens réalisés par des critiques et universitaires cubains complètent les différentes analyses contenues dans ces articles, en nous offrant de précieuses indications sur le travail d'un dramaturge, discret et solide à la fois.
La qualité intrinsèque à ces écrits, c'est qu'il s'agit d'argumentaires étayés par une solide connaissance de la scène mais aussi par l'indéniable dialectique entre l'oeuvre d'un auteur dramatique et l'histoire dudit genre. A ce titre, ils s'inscrivent dans une logique de dialogue entre les différentes composantes théâtrales, loin de la logique actuelle d'un créateur scénique omniscient. Toutes ces raisons nous conduisent à l'urgente nécessité de faire connaître aux jeunes générations des dramaturges hispanophones qui, outre leur pratique talentueuse, connaissent formidablement bien l'histoire des formes théâtrales.
C'est en ce sens que les textes choisis du recueil " La Pomme et la flèche " du célèbre dramaturge cubain constitue un premier échelon vers un nouveau théâtre " en dialogue ", entre le théâtre français et le théâtre hispanophone. Enfin, l'importance du travail qu'a entrepris le traducteur Marc Sagaert n'est pas des moindres en faisant déjà connaître notamment les nouvelles et récits d'Arrufat (ed.
L'Atinoir), et nous souhaitons soutenir cet engagement en donnant une plus grande visibilité à ce geste et à cette audace qu'est traduire des écrits sur le théâtre.
La Pomme et la flèche Fruits de l'expérience de l'auteur, de ses années d'observation, de recherche et d'étude, La pomme et la flèche (La Havane, Cuba, Alarcos, 2001) ouvre de nombreuses réflexions qui seront d'un grand intérêt pour le public du XXI siècle. La dimension culturelle de ces textes réside dans leur dimension littéraire : ni essais ni pièces de théâtre, écrits loin et ailleurs, ils redonnent vie à une pulsion de théâtre.
On pourrait s'aventurer à dire qu'ils constituent une archive vivante de littérature dramatique, et à la fois un manifeste en faveur du théâtre. Du reste, signalons qu'ils prennent différentes formes (des entretiens, de longues notices, des articles) qui, d'une certaine façon, obligent l'écrivain à se confier. Il nous livre une réalité théâtrale aujourd'hui disparue, réelle ou imaginée, souvent insaisissable parce que précisément il nous manque, à nous, lectrices et lecteurs d'aujourd'hui, le présent de jadis, le présent de l'auteur.
On y croise, entre autres, Cervantes, Schiller, Giraudoux, Tchekhov, Strinberg, Schnitzler, Lorca, et un peu plus proches de nous dans le temps Pinera, Estorino, Triana, Ferrer, Hernandez-Espinosa, et Montes Huidobro. Quatre entretiens réalisés par des critiques et universitaires cubains complètent les différentes analyses contenues dans ces articles, en nous offrant de précieuses indications sur le travail d'un dramaturge, discret et solide à la fois.
La qualité intrinsèque à ces écrits, c'est qu'il s'agit d'argumentaires étayés par une solide connaissance de la scène mais aussi par l'indéniable dialectique entre l'oeuvre d'un auteur dramatique et l'histoire dudit genre. A ce titre, ils s'inscrivent dans une logique de dialogue entre les différentes composantes théâtrales, loin de la logique actuelle d'un créateur scénique omniscient. Toutes ces raisons nous conduisent à l'urgente nécessité de faire connaître aux jeunes générations des dramaturges hispanophones qui, outre leur pratique talentueuse, connaissent formidablement bien l'histoire des formes théâtrales.
C'est en ce sens que les textes choisis du recueil " La Pomme et la flèche " du célèbre dramaturge cubain constitue un premier échelon vers un nouveau théâtre " en dialogue ", entre le théâtre français et le théâtre hispanophone. Enfin, l'importance du travail qu'a entrepris le traducteur Marc Sagaert n'est pas des moindres en faisant déjà connaître notamment les nouvelles et récits d'Arrufat (ed.
L'Atinoir), et nous souhaitons soutenir cet engagement en donnant une plus grande visibilité à ce geste et à cette audace qu'est traduire des écrits sur le théâtre.