Hubert Peres est professeur émérite de science politique à l'université de Montpellier et chercheur au Centre d'études politiques et sociales : environnement, santé, territoires (CEPEL, UMR CNRS - université de Montpellier), dont il a été directeur entre 2003 et 2015.
La politique en Espagne
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- Nombre de pages128
- FormatGrand Format
- PrésentationBroché
- Poids0.188 kg
- Dimensions12,0 cm × 19,0 cm × 1,2 cm
- ISBN978-2-348-05786-1
- EAN9782348057861
- Date de parution09/11/2023
- CollectionRepères Sciences po - Droit
- ÉditeurLa Découverte
Résumé
L'Espagne a longtemps fait figure d'exception malheureuse en Europe de l'Ouest. Les fractures d'une construction stato-nationale adossée à la suprématie de l'Eglise catholique ont débouché, en plein XXe siècle, sur une dictature anachronique dans le contexte européen. C'est pourquoi la métamorphose démocratique de l'Espagne après la mort de Franco a beaucoup étonné en son temps. Sa rapidité masque cependant un horizon temporel bien plus étendu.
La courte transition démocratique concrétise des changements déjà à l'oeuvre sous le franquisme tout en mettant en place des règles du jeu politique solides mais aujourd'hui contestées. L'ingénieux compromis territorial du système des autonomies, qui a engendré un processus de fédéralisation de l'Etat espagnol, attise la frustration des nationalismes exclusifs. Et la stabilité gouvernementale, longuement facilitée par un quasi-bipartisme, est précarisée par le fractionnement de la scène partisane.
Il en résulte un mélange d'enjeux inédits et de clivages anciens polarisant à nouveau son espace idéologique.
La courte transition démocratique concrétise des changements déjà à l'oeuvre sous le franquisme tout en mettant en place des règles du jeu politique solides mais aujourd'hui contestées. L'ingénieux compromis territorial du système des autonomies, qui a engendré un processus de fédéralisation de l'Etat espagnol, attise la frustration des nationalismes exclusifs. Et la stabilité gouvernementale, longuement facilitée par un quasi-bipartisme, est précarisée par le fractionnement de la scène partisane.
Il en résulte un mélange d'enjeux inédits et de clivages anciens polarisant à nouveau son espace idéologique.





