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La petite soeur de Balzac. Essai sur la femme auteur

Par : Christine Planté
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  • Nombre de pages361
  • PrésentationBroché
  • Poids0.53 kg
  • Dimensions15,0 cm × 21,0 cm × 2,2 cm
  • ISBN978-2-7297-0881-8
  • EAN9782729708818
  • Date de parution04/05/2015
  • CollectionDes deux sexes et autres
  • ÉditeurPUL
  • PréfacierMichelle Perrot

Résumé

Nouvelle édition révisée et complétée d’un essai paru au Seuil en 1989, avec une préface inédite de Michelle Perrot : si ce livre avait parmi les premiers en France introduit le point de vue du genre dans la réflexion sur la littérature et l’histoire culturelle, le développement des études de genre ces 25 dernières années justifie pleinement ce retour, qui propose à la fois un bilan et des perspectives de recherche.
Car ce livre interroge les raisons pour lesquelles peu de noms de femmes sont inscrits dans la littérature, à travers un personnage, celui de la femme auteur, et une figure, celle de la soeur de Balzac. Si Shakespeare avait eu une soeur, comme lui génialement douée, la postérité n’en aurait rien su. C’est ce qu’imaginait Virginia Woolf dans Une chambre à soi, où Judith Shakespeare, après n’avoir rencontré qu’hostilité et humi-liation, se donnait la mort et finissait enterrée à un obscur carrefour où elle était définitivement oubliée de tous.
Laure Surville, soeur bien réelle de Balzac, a quant à elle pu écrire et publier quelques livres. Dans la France du XIXe siècle, des femmes peuvent en effet écrire et publier, mais elles se heurtent au poids des préjugés, des hiérarchies, des conventions sociales et littéraires. Pour comprendre leur situation, et la façon dont elles ont disparu de la mémoire culturelle, ou y ont été réduites à des seconds rôles et des caricatures, on ne peut se satisfaire de mythologies tragiques.
Il faut s’attacher au personnage de la femme auteur, vouée par son siècle à tous les ridicules, quand ce n’est pas à toutes les haines. Mauvais auteur et mauvaise femme, la femme auteur n’est pas une réalité sociale, c’est une invention, une construction fantasmatique qui incarne pour les contemporains ce qui les angoisse en une période de transformations accélérées, et ce qui menace à leurs yeux l’ordre de la famille, de la société et de la culture.
C’est sur cet horizon que George Sand, Marceline Desbordes-Valmore et bien d’autres dont les noms commencent aujourd’hui à sortir de l’oubli ont dû inventer un rapport entre ces deux termes : être femme, et écrire.