La paroisse en France. Des origines au XVe siècle
édition revue et corrigée

Par : Michel Aubrun
Définitivement indisponible
Cet article ne peut plus être commandé sur notre site (ouvrage épuisé ou plus commercialisé). Il se peut néanmoins que l'éditeur imprime une nouvelle édition de cet ouvrage à l'avenir. Nous vous invitons donc à revenir périodiquement sur notre site.
  • Paiement en ligne :
    • Livraison à domicile ou en point Mondial Relay indisponible
    • Retrait Click and Collect en magasin gratuit
  • Réservation en ligne avec paiement en magasin :
    • Indisponible pour réserver et payer en magasin
  • Nombre de pages254
  • PrésentationBroché
  • Poids0.52 kg
  • Dimensions16,0 cm × 24,0 cm × 1,8 cm
  • ISBN978-2-7084-0826-5
  • EAN9782708408265
  • Date de parution12/06/2008
  • ÉditeurPicard

Résumé

La religion chrétienne s'est installée en Gaule en utilisant la présence séculaire de Rome, si bien que les plus anciennes paroisses vont se situer dans les villes et le long des routes. Rapidement, les riches propriétaires construisirent des oratoires privés sur leurs domaines, en si grand nombre que l'on a pu affirmer que l'époque carolingienne a vu la conquête des campagnes par le christianisme. Pendant les deux siècles suivants furent créées les paroisses d'origine castrale et surtout priorale. Le clergé paroissial comprit pendant longtemps deux catégories de prêtres, ceux de bourgs relevant de l'évêque et ceux qui desservaient les chapelles privées, soumis plutôt aux puissants des domaines. La réforme grégorienne les émancipa pour les mettre le plus souvent sous la tutelle des monastères et des collégiales. Au XIIIe siècle, ces curés - c'est seulement alors que le mot apparaît - sont disciplinés et bien contrôlés par l'évêque. Pour le fidèle, la paroisse est une institution à ce point providentielle qu'il ne peut guère en échapper. Dans ce cadre territorial bien défini, le clergé, en effet, intercède pour lui, dispense le baptême, prie pour les morts et alourdit peu à peu son emprise, notamment au moment du mariage et de la confession. On a pu dire que la vie religieuse médiévale s'était cléricalisée à défaut de se christianiser. Cette affirmation est-elle fondée ? Ne sommes-nous pas victimes de préjugés nés des conciles de Trente et de Vatican II curieusement réunis ? Ce christianisme vécu dans la paroisse médiévale était au contraire remarquablement adapté aux gens de ce temps et leur a permis de réaliser une authentique communauté qui, même en partie laïcisée, demeure jusqu'à nous. C'est à cette découverte passionnante que l'auteur nous convie.
La religion chrétienne s'est installée en Gaule en utilisant la présence séculaire de Rome, si bien que les plus anciennes paroisses vont se situer dans les villes et le long des routes. Rapidement, les riches propriétaires construisirent des oratoires privés sur leurs domaines, en si grand nombre que l'on a pu affirmer que l'époque carolingienne a vu la conquête des campagnes par le christianisme. Pendant les deux siècles suivants furent créées les paroisses d'origine castrale et surtout priorale. Le clergé paroissial comprit pendant longtemps deux catégories de prêtres, ceux de bourgs relevant de l'évêque et ceux qui desservaient les chapelles privées, soumis plutôt aux puissants des domaines. La réforme grégorienne les émancipa pour les mettre le plus souvent sous la tutelle des monastères et des collégiales. Au XIIIe siècle, ces curés - c'est seulement alors que le mot apparaît - sont disciplinés et bien contrôlés par l'évêque. Pour le fidèle, la paroisse est une institution à ce point providentielle qu'il ne peut guère en échapper. Dans ce cadre territorial bien défini, le clergé, en effet, intercède pour lui, dispense le baptême, prie pour les morts et alourdit peu à peu son emprise, notamment au moment du mariage et de la confession. On a pu dire que la vie religieuse médiévale s'était cléricalisée à défaut de se christianiser. Cette affirmation est-elle fondée ? Ne sommes-nous pas victimes de préjugés nés des conciles de Trente et de Vatican II curieusement réunis ? Ce christianisme vécu dans la paroisse médiévale était au contraire remarquablement adapté aux gens de ce temps et leur a permis de réaliser une authentique communauté qui, même en partie laïcisée, demeure jusqu'à nous. C'est à cette découverte passionnante que l'auteur nous convie.
Entre idéal et réalité
Michel Aubrun, Gabriel Audisio, Bernard Dompnier, André Gueslin
22,71 €