Comme dans le Godot de Beckett, chacun attend, ici, l'eau qui purifie. Le remugle poissonneux qui colle à la peau de Tir-El-Lil, l'odeur de cadavre qui poursuit Qabr, le fossoyeur, l'ombre de l'imposture qui couvre Moutry, l'acteur, ou le mensonge dont vit Môlim, l'historien. Mais l'eau ne viendra pas inonder la scène finale. Ni laver la souillure. Ni désaltérer la soif de vérité. Ni éteindre le feu de la guerre.
La nuit du doute est construite tout en paradoxes, énigmatique comme les paroles prophétiques, le langage poétique ou les dits obscurs des vieux dictons populaires. Le théâtre d'Arezki Metref, ses pièces précédentes le montraient déjà, participe de "l'inquiète étrangeté" décrite par Freud. Les éléments du réel se confondent avec l'obscurité des choses. Nourredine Saadi.
Comme dans le Godot de Beckett, chacun attend, ici, l'eau qui purifie. Le remugle poissonneux qui colle à la peau de Tir-El-Lil, l'odeur de cadavre qui poursuit Qabr, le fossoyeur, l'ombre de l'imposture qui couvre Moutry, l'acteur, ou le mensonge dont vit Môlim, l'historien. Mais l'eau ne viendra pas inonder la scène finale. Ni laver la souillure. Ni désaltérer la soif de vérité. Ni éteindre le feu de la guerre.
La nuit du doute est construite tout en paradoxes, énigmatique comme les paroles prophétiques, le langage poétique ou les dits obscurs des vieux dictons populaires. Le théâtre d'Arezki Metref, ses pièces précédentes le montraient déjà, participe de "l'inquiète étrangeté" décrite par Freud. Les éléments du réel se confondent avec l'obscurité des choses. Nourredine Saadi.