Karine le Bail est historienne, chercheuse au CNRS (Centre de recherches sur les arts et le langage, CNRS/EHESS) et productrice sur France Musique (Les Greniers de la mémoire, A pleine voix) Elle a notamment publié Pierre Schaeffer, les constructions impatientes (2010), Jean-Louis Barrault, une vie sur scène (2010) et les mémoires d’Henry Barroud, Un compositeur à la tête de la Radio (2010).
La musique au pas. Etre musicien sous l'Occupation
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- Nombre de pages440
- PrésentationBroché
- Poids0.644 kg
- Dimensions15,0 cm × 23,0 cm × 3,2 cm
- ISBN978-2-271-06995-5
- EAN9782271069955
- Date de parution24/03/2016
- CollectionSeconde Guerre mondiale
- ÉditeurCNRS
Résumé
Dans la France occupée, la musique est un outil essentiel de l’ambitieux dispositif culturel allemand. L’Allemagne ne se proclame-t-elle pas le pays de la musique, «Deutschland, das land der Musik» ? Pour les vainqueurs, il ne fait aucun doute que la musique française doit s’incliner devant le génie allemand. Durant quatre ans, une frénésie de musique s’empare alors de la population : théâtres bondés pour acclamer les grands solistes germaniques, mondanités franco-allemandes autour des concerts de prestige au service de la collaboration, artistes de renom offrant leur talent au poste allemand Radio-Paris...
Qu’est-ce donc alors qu’être musicien en situation d’occupation ? Est-ce que jouer engage ? Peut-on parler d’une musique «collaboratrice», ou «résistante» ? Comment la scène musicale a-t-elle réagi à l’exclusion de ses artistes juifs, à la collaboration de ses plus éminents compositeurs et interprètes ? Quelle a été, enfin, la réalité et la portée de son épuration ? Karine Le Bail signe la première grande étude sur cette mise au pas de la musique sous l’Occupation, et dévoile, à partir d’archives inédites tant françaises qu’allemandes, un pan méconnu de la vie culturelle des années noires.
Qu’est-ce donc alors qu’être musicien en situation d’occupation ? Est-ce que jouer engage ? Peut-on parler d’une musique «collaboratrice», ou «résistante» ? Comment la scène musicale a-t-elle réagi à l’exclusion de ses artistes juifs, à la collaboration de ses plus éminents compositeurs et interprètes ? Quelle a été, enfin, la réalité et la portée de son épuration ? Karine Le Bail signe la première grande étude sur cette mise au pas de la musique sous l’Occupation, et dévoile, à partir d’archives inédites tant françaises qu’allemandes, un pan méconnu de la vie culturelle des années noires.


