Alors qu'elle s'apparente à un symbole de fixité et d'immuabilité, la montagne pourrait être considérée comme un motif anti-cinématographique. Elle traverse pourtant toute l'histoire du cinéma. Dans une première partie consacrée aux expériences minérales, cet ouvrage revient sur l'attraction exercée par la montagne sur les cinéastes et les personnages de films, ainsi que sur les forces de transformation qu'elle opère par sa puissance d'agir.
Une seconde partie interroge les esthétiques telluriques qui en découlent, lorsque la montagne passe du statut de toile de fond au premier plan pour devenir le sujet principal, selon une logique de décentrement de nos regards anthropocentrés qui pourrait nous reconnecter à l'histoire sédimentée de notre planète. Une troisième partie observe comment la matière même des films est emportée dans une tectonique des images qui nous donne à voir matériellement les réalités de l'extractivisme et des effondrements en cours à l'ère de la crise environnementale.
Vincent DEVILLE est Maître de conférences (HDR) en Histoire et esthétique du cinéma à L'Université de Montpellier Paul-Valéry. Ses travaux portent sur le cinéma expérimental et d'avant-garde, sur la contribution des formes du montage à l'écriture de l'Histoire, ainsi que sur les représentations de la nature et du vivant au cinéma en lien avec des préoccupations environnementales.
Alors qu'elle s'apparente à un symbole de fixité et d'immuabilité, la montagne pourrait être considérée comme un motif anti-cinématographique. Elle traverse pourtant toute l'histoire du cinéma. Dans une première partie consacrée aux expériences minérales, cet ouvrage revient sur l'attraction exercée par la montagne sur les cinéastes et les personnages de films, ainsi que sur les forces de transformation qu'elle opère par sa puissance d'agir.
Une seconde partie interroge les esthétiques telluriques qui en découlent, lorsque la montagne passe du statut de toile de fond au premier plan pour devenir le sujet principal, selon une logique de décentrement de nos regards anthropocentrés qui pourrait nous reconnecter à l'histoire sédimentée de notre planète. Une troisième partie observe comment la matière même des films est emportée dans une tectonique des images qui nous donne à voir matériellement les réalités de l'extractivisme et des effondrements en cours à l'ère de la crise environnementale.
Vincent DEVILLE est Maître de conférences (HDR) en Histoire et esthétique du cinéma à L'Université de Montpellier Paul-Valéry. Ses travaux portent sur le cinéma expérimental et d'avant-garde, sur la contribution des formes du montage à l'écriture de l'Histoire, ainsi que sur les représentations de la nature et du vivant au cinéma en lien avec des préoccupations environnementales.