La distinction politique entre "gauche" et "droite" parait vieille comme le monde, mais elle a une histoire propre. A-t-elle aussi une logique propre, et comment peut-on comprendre cette opposition qui n'est ni claire ni partagée par toutes les cultures politiques ? Fauteur fait un pari kantien pour répondre à cette question : "gauche" et "droite" ne sont pas des idéologies particulières mais le cadre général dans lequel toute idéologie prend son sens dans le temps et l'espace.
A l'appui de cette approche formelle, l'ouvrage propose de battre en brèche un certain nombre d'idées reçues sur l'espace politique : les communistes ne sont pas "de droite", mais ils auraient pu l'être ; le conservatisme n'est pas "de droite" par définition, ni le progressisme "de gauche" ; "gauche" et "droite" expriment avant tout un rapport au pouvoir, et les idées politiques pour les illustrer sont secondaires ; l'espace politique n'est pas une ligne continue, et cette représentation topologique induit en erreur sur la signification du "centre".
Que reste-t-il de nos certitudes sur "la gauche" et "la droite", au final ? Pas grand-chose après cette relecture du clivage, basée sur la philosophie du langage et de la logique. Sinon ceci : "gauche" et "droite" sont comparables à deux tiroirs, l'un et l'autre servant à classer des objets selon leurs propriétés ou leurs fonctions ; or ce n'est pas parce que de nouveaux objets font leur apparition et compliquent le tri que les tiroirs n'existent plus ou qu'ils n'ont plus de sens.
"Gauche" et "droite" conservent tout leur sens, malgré une tendance très répandue à prétendre le contraire. Reste à savoir ce qu'ils signifient en principe, loin des associations d'idées et des manipulations rhétoriques.
La distinction politique entre "gauche" et "droite" parait vieille comme le monde, mais elle a une histoire propre. A-t-elle aussi une logique propre, et comment peut-on comprendre cette opposition qui n'est ni claire ni partagée par toutes les cultures politiques ? Fauteur fait un pari kantien pour répondre à cette question : "gauche" et "droite" ne sont pas des idéologies particulières mais le cadre général dans lequel toute idéologie prend son sens dans le temps et l'espace.
A l'appui de cette approche formelle, l'ouvrage propose de battre en brèche un certain nombre d'idées reçues sur l'espace politique : les communistes ne sont pas "de droite", mais ils auraient pu l'être ; le conservatisme n'est pas "de droite" par définition, ni le progressisme "de gauche" ; "gauche" et "droite" expriment avant tout un rapport au pouvoir, et les idées politiques pour les illustrer sont secondaires ; l'espace politique n'est pas une ligne continue, et cette représentation topologique induit en erreur sur la signification du "centre".
Que reste-t-il de nos certitudes sur "la gauche" et "la droite", au final ? Pas grand-chose après cette relecture du clivage, basée sur la philosophie du langage et de la logique. Sinon ceci : "gauche" et "droite" sont comparables à deux tiroirs, l'un et l'autre servant à classer des objets selon leurs propriétés ou leurs fonctions ; or ce n'est pas parce que de nouveaux objets font leur apparition et compliquent le tri que les tiroirs n'existent plus ou qu'ils n'ont plus de sens.
"Gauche" et "droite" conservent tout leur sens, malgré une tendance très répandue à prétendre le contraire. Reste à savoir ce qu'ils signifient en principe, loin des associations d'idées et des manipulations rhétoriques.