OFFRE LISEUSES

Une liseuse achetée = une housse offerte* jusqu'au 21 juin

La ligue du bol fumant

Par : Vincent Puymoyen
Expédié sous 127 jours
Cet article sera commandé chez un fournisseur et vous sera envoyé 127 jours après la date de votre commande.
Nous vous prions de nous excuser mais rencontrons momentanément des soucis d'approvisionnement. C’est le moment de vous laisser tenter par nos livres numériques et notre offre occasion.
  • Paiement en ligne :
    • Livraison à domicile ou en point Mondial Relay estimée à partir du 29 octobre
      Cet article sera commandé chez un fournisseur et vous sera envoyé 127 jours après la date de votre commande.
    • Retrait Click and Collect en magasin gratuit
  • Réservation en ligne avec paiement en magasin :
    • Indisponible pour réserver et payer en magasin
  • Nombre de pages228
  • FormatGrand Format
  • PrésentationBroché
  • Poids0.296 kg
  • Dimensions14,2 cm × 20,5 cm × 0,0 cm
  • ISBN978-2-36392-624-1
  • EAN9782363926241
  • Date de parution20/11/2024
  • ÉditeurOvadia

Résumé

Les rumeurs de corruption de la police et même de certaines instances haut placées étaient remontées jusqu'au gouvernement. Une réponse originale avait été apportée, avec la proposition de nommer au poste de Premier ministre un humanoïde entièrement équipé par l'intelligence artificielle. C'était une grosse poupée parlante en latex qui ne quittait pas son maroquin, installée dans un grand fauteuil empire.
On s'était efforcé de rendre ses gestes et ses attitudes les plus expressifs possibles, grâce à de nombreux capteurs placés sous la fine pellicule de fibres synthétiques parcourues d'électrodes qui lui tenait lieu de peau. Les yeux étaient mobiles et pouvaient emprunter des expressions aussi variées que les émoticônes de votre messagerie. Son nom était Bigbard. Un nom probablement inspiré par l'agent conversationnel Bard, développé par Google pour intégrer l'intelligence artificielle dans les requêtes sur le web.
Certains mauvais plaisants l'avaient surnommé Bidard parce qu'il avait un gros cul (il est vrai que là se trouvaient stockées ses réserves énergétiques). L'ironie avait voulu que lesdits plaisants fussent très vite identifiés grâce au programme d'intelligence artificielle et fissent sans délai l'objet d'un signalement. Cette efficacité avait refroidi tout le monde. Bigbard levait parfois son gros cul de son fauteuil pour participer à un conseil des ministres.
Il enregistrait tranquillement les conversations, et ne se départait jamais de son calme souverain. Il levait parfois mécaniquement la main pour prendre la parole. Ses interventions alors étaient écoutées avec un religieux respect. Il se disait même à l'Elysée que le président avait pour lui une affection particulière, lui accordait ses privautés en l'entourant d'un bras affectueux, l'appelant même son "petit Dadar".