SOLDES

Jusqu'à -70% sur une sélection d'articles*

La légende noire de Jacques Lacan. Elisabeth Roudinesco et sa méthode historique

Par : Nathalie Jaudel
Formats :
Nous vous prions de nous excuser mais rencontrons momentanément des soucis d'approvisionnement. C’est le moment de vous laisser tenter par nos livres numériques et notre offre occasion.
  • Paiement en ligne :
    • Livraison à domicile ou en point Mondial Relay estimée à partir du 4 novembre
      Cet article sera commandé chez un fournisseur et vous sera envoyé 127 jours après la date de votre commande.
    • Retrait Click and Collect en magasin gratuit
  • Réservation en ligne avec paiement en magasin :
    • Indisponible pour réserver et payer en magasin
  • Nombre de pages327
  • PrésentationBroché
  • Poids0.475 kg
  • Dimensions14,5 cm × 22,5 cm × 2,8 cm
  • ISBN978-2-916124-33-9
  • EAN9782916124339
  • Date de parution04/09/2014
  • ÉditeurCoédition Navarin/Le champ freud...

Résumé

Voici un livre polémique, une opération pendules d l'heure. Plus de trente ans après la mort de Jacques Lacan, la " légende noire " continue de circuler dans l'opinion commune - Lacan-tyran, Lacan-sans-scrupules, Lacan-avide, Lacan-timbré. Or, l'unique biographie parue à ce jour de celui qui fut le plus grand psychanalyste français se fait, sous couvert d'objectivité, l'écho de cette légende. Méconnaissant le fait qu'on ne peut se faire l'historien de sa propre histoire, se laissant déborder par son transfert négatif, négligeant ce que Lacan disait de lui-même et la pratique à laquelle il s'est voué, Elisabeth Roudinesco passe à côté de l'homme et de son enseignement - non sans déroger aux règles de la méthode historique dont pourtant elle se réclame.
Nathalie Jaudel lui répond et brosse ici un portrait de Lacan avec pour boussole cette remarque de Roland Barthes qui appelait de ses voeux un biographe qui soit à la fois " amical et désinvolte ".

Avis des lecteurs
Commentaires laissés par nos lecteurs

1/5
sur 1 note dont 1 avis lecteur
avatar utilisateur
1/5
“ le dépit amoureux de Nathalie Jaudel ”
Avant de se tourner vers la psychanalyse, d’endosser la cause de l’Ecole de la Cause Freudienne, et de se spécialiser dans l’écriture de pamphlets brûlants, Nathalie Jaudel a été avocate. Ses manières de procureure partiale et déchainée qu’elle déploie dans son livre montrent suffisamment ce à quoi les justiciables ont échappé. C’est un procès à charge, dans la pure tradition de l’Inquisition et des vaillants petits soldats de la cause millérienne, c'est à dire celle des gardiens du mausolée de Lacan acharnés à dézinguer quiconque prétend parler du Maître sans l’imprimatur des Héritiers. Il aura fallu 21 ans (vingt et un !!!) de macérations et de ruminations, de récriminations haineuses dont deux procès de la famille Miller, (un en appel et un perdu par les Miller) pour accoucher d'un laborieux brûlot. Tout le livre de Nathalie Jaudel est fondé sur le ressentiment. Elle n'a pas connu Lacan et elle ne s'en remet pas. Elle s'en remet d'autant moins qu'elle ne supporte pas qu'Elisabeth Roudinesco ait grandi, elle, dans le sérail. D'où ce dépit amoureux enraciné dans l'envie et la jalousie qu'elle déguise en argument épistémologique et psychanalytique : "tranfert négatif " lit-on d’un bout à l’autre de son livre, confusion du statut d'historienne et de celle d'actrice de l'histoire dont elle rend compte. D'où des démonstrations emberlificotées de la procureure sur le jeu du "je" de l'auteure, sur l’interférence de sa subjectivité dans l’objectivité historienne, et d’une subjectivité donc, en proie à un « transfert négatif ». Qu’en est-il ? La méthode de Nathalie Jaudel apparaît de façon éclatante pages 95 et suivantes de son livre. Elisabeth Roudinesco raconte que Lacan doit se rendre aux Etats-Unis où il va rencontrer Noam Chomsky. Il va dans une librairie du quartier latin, au 27 rue Saint André des Arts, "La Répétition", s'y procure les livres de Chomsky et part, le paquet de livres sous le bras sans régler la note. Et il ne paiera jamais. C’est attesté par le témoignage d'un témoin direct : l'auteure, Elisabeth Roudinesco. Nathalie Jaudel, en fine procureure à charge, s’acharne à prouver la hargne et la volonté de nuire qui habitent Elisabeth Roudinesco. Après son extraordinaire « plagiaire de soi-même » dont le ridicule a provoqué des cascades de fou-rire, la voilà qui invente une nouvelle catégorie policière et juridique : la preuve de la preuve. Le témoin direct doit apporter des preuves matérielles de la véracité de son témoignage ! Qu'est-ce qui prouve la vérité de ce témoignage ? Où sont les preuves ? Les archives ? Elle imagine Elisabeth Roudinesco, l'acharnée à nuire et à médire de Lacan, revenant un mois, deux mois après dans cette librairie pour interroger le vendeur. A-t-il ou non payé ? Mais qu'en sait-elle donc Elisabeth Roudinesco, de ce qu'il en fut pour le vendeur et du paiement de ces livres ?! Quelle audace, quelle prétention d’affirmer que Lacan s’est livré ce jour-là à ce qui était devenu alors un sport national chez les intellectuels militants de la gauche révolutionnaire, amoureux des avant-gardes politiques et littéraires : aller se servir en prenant ses livres chez Maspéro et à la Répétition et en oubliant de payer. Voilà l'auteure du Lacan prise en flagrant délit d'affabulation, portée par son tranfert négatif ! Voilà surtout la preuve de l'inconsistance du propos de Nathalie Jaudel : car Elisabeth Roudinesco avait quelques raisons d'être présente dans cette librairie, d'assister à la scène, de connaitre le vendeur, et les suites de ce « vol » : "La Répétition" était SA librairie. Et celle-ci était, dans les années soixante dix, un des centres de la vie intellectuelle des avant-gardes littéraires. C'est chez Elisabeth Roudinesco que Lacan s'est rendu et a commis son « larcin ». Lacan a « volé » Elisabeth Roudinesco. Qui d’ailleurs, témoin de la scène, partagée entre sidération et rire, a pris toute cette affaire avec humour et n’a par la suite, bien évidemment rien reproché à Lacan. Oserai-je ajouter que j’ai été témoin de la scène, et donc témoin du témoignage d’Elisabeth Roudinesco. Quelle preuve matérielle vais-je devoir fournir à mon tour pour fonder mon témoignage aux yeux du néo-procureur Nathalie Jaudel ? Dans son livre, Elisabeth Roudinesco n’emploie aucun des termes « vol » ou « larcin ». Car Lacan ne s’est pas caché, n’a rien dissimulé. Il a mis au grand jour le paquet de livres sous son bras, et est parti au vu et au su de tous. Ce jour-là, il n’a fait que se comporter comme à son habitude, une fois de plus, c’est à dire comme ce grand libertin aux mœurs transgressives, qui roulait à tombeau ouvert en effrayant ses passagers, ou qui commandait trois fois au restaurant de la soupe de truffes en guise de repas.. Précisément le Lacan, qu’Elisabeth Roudinesco nous donne à connaître dans son livre. Visiblement, Nathalie Jaudel ignore tout de ce qu’était la vie intellectuelle de ces années-là, - et en particulier à la Répétition les vendredis soirs s-, trépidante, créative, et joyeuse. Elle l’ignore et ne peut rien y comprendre, car elle est engluée dans notre époque de basses énergies et de tristes rappels à l’ordre dont elle et son « Ecole » se font la police, en intimant le silence, celui du respect compassé devant la momie dans son mausolée. Tout le reste de son livre est à l'avenant. Ce qui est clair, c’est non seulement son ignorance des faits, mais aussi de l’esprit qui a régné alors. Son portrait de Lacan, quelle misère ! Une chose vide, comme en creux ou en négatif, qui apparaît parfois, derrière ses réquisitoires de procureur sinistre. Ce Lacan adulé, cryogénisé et bien triste n’a rien à voir avec celui qu’il fut.
  • Révoltant