Hervé Prudon est né en 1950 en banlieue parisienne. Il entre à la Série Noire il y a trente ans avec Mardi-Gris (n° 1724), y revient quinze ans plus tard avec Nadine Mouque (n° 2401) et signe ici un nouveau retour après avoir vagabondé chez d'autres éditeurs. Il vit à Paris dans la plus stricte intimité avec une femme intense et belle et deux enfants lumineux. Il a aussi un chien, nommé Charlie.
La langue chienne
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- Nombre de pages345
- FormatGrand Format
- PrésentationBroché
- Poids0.415 kg
- Dimensions15,5 cm × 22,5 cm × 2,2 cm
- ISBN978-2-07-012102-1
- EAN9782070121021
- Date de parution09/10/2008
- CollectionSérie noire
- ÉditeurGallimard
Résumé
Le plus souvent le crime est affaire d'abrutis, de bestiaux. L'homme est un chien pour l'homme. Chienne de vie. Tintin aime Gina, et Gina aime Tintin. Ils croient qu'ils se valent, mais ils n'ont pas les mêmes valeurs. Il vient de la classe moyenne - la langue française est son identité - et elle est de la classe tous risques. Elle lui dit merde, à la langue française. Ils se mettent en ménage chez elle, dans le Nord: lecture pour lui, manucure pour elle.
Factures. Chômage. Feuilletons télé. Ils n'ont rien à se dire. C'est d'abord ça, la paupérisation, l'appauvrissement du langage. Franck s'installe dans ce chaos. Franck, c'est le vide parfait, Gina en a le vertige, et Tintin ne sait plus qui est chien, qui est chienne. Il assiste aux accouplements. Il fait leur lit, leur sert des bières. Il pense tout haut, tout seul, tout le temps. Son humiliation consentie, sa présence soumise, sa différence deviennent une gêne, puis une menace et un danger.
Un chien qui a la rage, on sait ce qu'il veut. Il veut vous tuer. Mais un chien battu, qui ne se respecte pas lui-même? Tintin tente un baroud d'honneur, mais le mot honneur n'existe pas dans la langue chienne.
Factures. Chômage. Feuilletons télé. Ils n'ont rien à se dire. C'est d'abord ça, la paupérisation, l'appauvrissement du langage. Franck s'installe dans ce chaos. Franck, c'est le vide parfait, Gina en a le vertige, et Tintin ne sait plus qui est chien, qui est chienne. Il assiste aux accouplements. Il fait leur lit, leur sert des bières. Il pense tout haut, tout seul, tout le temps. Son humiliation consentie, sa présence soumise, sa différence deviennent une gêne, puis une menace et un danger.
Un chien qui a la rage, on sait ce qu'il veut. Il veut vous tuer. Mais un chien battu, qui ne se respecte pas lui-même? Tintin tente un baroud d'honneur, mais le mot honneur n'existe pas dans la langue chienne.
L'éditeur en parle
L'homme est un chien pour l'homme. Un chien qui a la rage, on sait ce qu'il veut. Il veut vous tuer. Mais un chien battu, qui ne se respecte pas lui-même ?















