En fait, je suis revenu ici souvent depuis vingt ans. D'abord sans comprendre vraiment pourquoi. Puis pour elle, consciemment. Puis, enfin, pour tout régler, lorsque nous avons décidé d'y vivre. Y rester, y fonder notre foyer pour parvenir à effacer ce sentiment de culpabilité primitif, quasi instinctif en fait, dont ces lieux nous écrasaient jusque voici peu. Et même si le malheur est parti, il nous reste encore à complètement effacer cette impression de punition qui rôde encore par moment.
Elle a si longtemps pesé sur elle, sur moi, comme sur tous ceux qui sont restés, ou même qui sont seulement passés sous le regard de ces bâtiments imposants. En retrouvant le souvenir de ce poids sur les épaules, je comprends pourquoi, d'un seul coup, nous avions décidé de vivre ici, de venir affronter cette ambiance de punition que nous aurions certainement réussi à oublier en décidant d'aller vivre ailleurs, loin de ce village du bout du monde où la haine semblait constituer la principale distraction de ses habitants.
En fait, je suis revenu ici souvent depuis vingt ans. D'abord sans comprendre vraiment pourquoi. Puis pour elle, consciemment. Puis, enfin, pour tout régler, lorsque nous avons décidé d'y vivre. Y rester, y fonder notre foyer pour parvenir à effacer ce sentiment de culpabilité primitif, quasi instinctif en fait, dont ces lieux nous écrasaient jusque voici peu. Et même si le malheur est parti, il nous reste encore à complètement effacer cette impression de punition qui rôde encore par moment.
Elle a si longtemps pesé sur elle, sur moi, comme sur tous ceux qui sont restés, ou même qui sont seulement passés sous le regard de ces bâtiments imposants. En retrouvant le souvenir de ce poids sur les épaules, je comprends pourquoi, d'un seul coup, nous avions décidé de vivre ici, de venir affronter cette ambiance de punition que nous aurions certainement réussi à oublier en décidant d'aller vivre ailleurs, loin de ce village du bout du monde où la haine semblait constituer la principale distraction de ses habitants.