Au cours des dernières décennies, les conditions de logement des rançais se sont profondément modifiées. La proportion de propriétaires n'a cessé d'augmenter, la surface des logements s'est sensiblement accrue, le confort s'est progressivement généralisé. Ces changements importants du cadre de vie ont-ils entraîné une uniformisation des pratiques domestiques ou subsiste-t-il encore des différences sensibles dans les manières d'habiter et si ces différences existent, qu'elle en est l'origine ? Par quelles caractéristiques sociologiques peut-ont les expliquer ? Telles sont les questions auxquelles l'ouvrage d'Yvonne Bernard tente de répondre en analysant les résultats d'une enquête conduite par l'INSEE auprès d'une échantillon représentatif de couples français. A partir d'une analyse factorielle des réponses décrivant les multiples activités accomplies au foyer, l'auteur montre que les pratiques domestiques constituent un champ structuré au sein duquel les oppositions et les proximités caractérisent différents modes d'habiter. En identifiant les habitants qui sont associés par des pratiques
Semblables, on voit que ces sujets partagent également des caractéristiques sociologiques communes. Plusieurs analyses illustrées
Par des graphiques permettent d'établir quelle valeur on peut attribuer
A chacune des variables qui sont susceptibles d'expliquer la différenciation des pratiques. S'il est vrai que l'âge exerce une influence certaine sur les modes de vie, cet effet n'abolit pas les différences liées à l'appartenance sociale. La profession, le niveau d'instruction, l'origine sociale apparaissent comme des facteurs déterminants de la différenciation des usages domestiques.
Au cours des dernières décennies, les conditions de logement des rançais se sont profondément modifiées. La proportion de propriétaires n'a cessé d'augmenter, la surface des logements s'est sensiblement accrue, le confort s'est progressivement généralisé. Ces changements importants du cadre de vie ont-ils entraîné une uniformisation des pratiques domestiques ou subsiste-t-il encore des différences sensibles dans les manières d'habiter et si ces différences existent, qu'elle en est l'origine ? Par quelles caractéristiques sociologiques peut-ont les expliquer ? Telles sont les questions auxquelles l'ouvrage d'Yvonne Bernard tente de répondre en analysant les résultats d'une enquête conduite par l'INSEE auprès d'une échantillon représentatif de couples français. A partir d'une analyse factorielle des réponses décrivant les multiples activités accomplies au foyer, l'auteur montre que les pratiques domestiques constituent un champ structuré au sein duquel les oppositions et les proximités caractérisent différents modes d'habiter. En identifiant les habitants qui sont associés par des pratiques
Semblables, on voit que ces sujets partagent également des caractéristiques sociologiques communes. Plusieurs analyses illustrées
Par des graphiques permettent d'établir quelle valeur on peut attribuer
A chacune des variables qui sont susceptibles d'expliquer la différenciation des pratiques. S'il est vrai que l'âge exerce une influence certaine sur les modes de vie, cet effet n'abolit pas les différences liées à l'appartenance sociale. La profession, le niveau d'instruction, l'origine sociale apparaissent comme des facteurs déterminants de la différenciation des usages domestiques.