La France comme ma poche. Un roman pour revenir de tout sans bouger de chez soi

Par : Willy von Beruf
Formats :
  • Nombre de pages197
  • FormatPoche
  • PrésentationBroché
  • Poids0.226 kg
  • Dimensions12,5 cm × 18,0 cm × 1,5 cm
  • ISBN979-10-91504-41-6
  • EAN9791091504416
  • Date de parution23/08/2016
  • ÉditeurArbre Vengeur
  • TraducteurJean-Yves Cendrey

Résumé

Livre gigogne, comme une sorte d'écho lointain des Lettres Persanes, cette manière d'anti-guide de voyage, nous fait traverser notre belle France de l'intérieur en secouant ses oripeaux littéraires, politiques, commerciaux, voire sociaux, et les coups pleuvent dru sur cette grande terre de la pleurniche qui jouit de son auto-mortification permanente face à un monde qui s'en fiche un peu voire carrément...
Willy, le narrateur, a quitté le pays de son père il y a des dizaines d'années pour rejoindre celui de sa mère, l'Allemagne. Quand le vieillard cacochyme le convoque, énigmatique, dans sa Gironde natale et fatale, il consent à accomplir la descente vers les origines comme s'il y chutait. Ce qu'il découvre de ce territoire trop aménagé qui s'agite dans des soubresauts inquiétants va lui permettre de renouer avec la figure paternelle et l'amère patrie dont il trace un portrait dévasté.

L'éditeur en parle

Supercherie revendiquée en même temps qu'autobiographie romancée, ce livre d'amour déçu n'épargne personne et surtout pas son auteur et son traducteur qui traduisent ainsi, gourdin dans une main, stylet dans l'autre, leur malaise persistant, mais semblent entrevoir une issue grâce aux pouvoirs de l'ironie, à la pratique de la satire, aux joies de la paresse, sans oublier les ressources de la frugalité et de la sobriété...
Chef-d'oeuvre de mauvaise foi, d'emportement virtuose et d'humour ravageur, La France comme ma poche, travaillé à l'acide, transforme en littérature de haute tenue les convulsions d'un pays subclaquant. Et permet à ce duo de faire entendre trois voix : le père, le fils et l'esprit du traducteur.
Depuis Le Japon comme ma poche (2009), Jean-Yves Cendrey qui a publié une quinzaine d'ouvrages chez P. O. L, L'Olivier, Gallimard & Actes Sud, poursuit son oeuvre d'écrivain hors cadre, récemment avec Mélancolie vandale et Schproum. Il a aussi écrit pour le théâtre, la radio et le cinéma. Il vit entre Berlin et la Gironde. La France comme ma poche lui permet de s'essayer à l'art de la traduction avec un auteur qui lui est très proche, Willy von Beruf, né d'un père français et d'une mère allemande, dont il avait osé faire un personnage du plus haut romanesque dans l'un de ses livres.
En signant cette traduction nerveuse d'un portrait détergent de la France, il semble réunir deux hémisphères et se jouer des frontières. Il donne même l'impression de traduire le meilleur de lui-même, en rendant palpable, à chaque phrase, ce que le texte de Von Beruf a d'incontrôlable, de joyeusement désagréable, de comiquement malveillant, et...de formidablement suspect.