Didier Fassin est professeur de sciences sociales à l’Institute for Advanced Study de Princeton et
directeur d’études à l’EHESS. Il a notamment publié La Raison humanitaire (Hautes Études-
Gallimard-Seuil, 2010), L’Empire du traumatisme (Flammarion, 2008) et Quand les corps se
souviennent (La Découverte, 2006).
La force de l'ordre. Une anthropologie de la police des quartiers
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- Nombre de pages392
- PrésentationBroché
- Poids0.39 kg
- Dimensions14,0 cm × 20,5 cm × 2,5 cm
- ISBN978-2-02-105083-7
- EAN9782021050837
- Date de parution20/10/2011
- ÉditeurSeuil
Résumé
Fondé sur une enquête conduite quinze mois durant, des prémices des émeutes de l’automne 2005
jusqu’en 2007, auprès de la brigade anti-criminalité d’une banlieue parisienne, cet ouvrage met en
lumière l’exception sécuritaire à laquelle sont soumises les « cités ». Au plus près du travail des
policiers comme de l’expérience qu’en ont les populations, il montre que se déroulent au quotidien,
près de chez nous, des scènes qui mettent en question le contrat social et la démocratie.
À l’opposé des épisodes spectaculaires que relate le journalisme, Didier Fassin raconte l’ennui et l’inactivité des patrouilles, la pression du chiffre et les doutes sur le métier, les formes invisibles de violence et les relations ambiguës avec le monde politique, la banalité du racisme et des discriminations, les interrogations éthiques des agents. Restituant le climat des interventions, il replace les situations dont il témoigne aussi bien dans la perspective du contexte social et politique contemporain que dans celle des imaginaires tels qu’ils se donnent à lire au cinéma et dans les séries télévisées.
Loin d’une posture confortable de dénonciation, cette étude s’efforce d’approfondir un nécessaire débat sur la manière dont on police aujourd’hui les milieux populaires et, singulièrement, les jeunes de familles immigrées.
À l’opposé des épisodes spectaculaires que relate le journalisme, Didier Fassin raconte l’ennui et l’inactivité des patrouilles, la pression du chiffre et les doutes sur le métier, les formes invisibles de violence et les relations ambiguës avec le monde politique, la banalité du racisme et des discriminations, les interrogations éthiques des agents. Restituant le climat des interventions, il replace les situations dont il témoigne aussi bien dans la perspective du contexte social et politique contemporain que dans celle des imaginaires tels qu’ils se donnent à lire au cinéma et dans les séries télévisées.
Loin d’une posture confortable de dénonciation, cette étude s’efforce d’approfondir un nécessaire débat sur la manière dont on police aujourd’hui les milieux populaires et, singulièrement, les jeunes de familles immigrées.
L'éditeur en parle
Une enquête de longue haleine, sans équivalent en France. Une écriture très aboutie, où alternent récits circonstanciés, parfois comiques, souvent dramatiques, et analyses profondément novatrices. A rebours des essais partisans, un souci de compréhension qui débouche sur une réflexion
politique dense sur la police, la démocratie et le pacte social. Notoriété de l’auteur, professeur à Princeton, dont tous les ouvrages ont été traduits aux États-Unis.

















