La Foire. Suivi de Un passant

Par : Boris Iampolski
  • Nombre de pages218
  • FormatGrand Format
  • PrésentationBroché
  • Poids0.331 kg
  • Dimensions14,0 cm × 20,0 cm × 1,5 cm
  • ISBN979-10-92364-59-0
  • EAN9791092364590
  • Date de parution14/12/2022
  • Collection200 000 signes
  • ÉditeurLe ver à soie
  • TraducteurBoris Czerny

Résumé

La Foire (Iarmarka), daté de 1941, décrit la vie juive dans un shtetl d'Ukraine avant la Shoah. Il se présente comme une succession de scènes de vie sonores, drôles et bigarrées se déroulant un jour de foire. Il exhale de ce texte, constitué de scènes successives, des odeurs de cuisine juive de l'Europe de l'Est : harengs, carpes et cous d'oie farcis, champignons et cornichons à la saumure, petits boubliki en forme d'anneaux, autant de plats auxquels viennent s'ajouter des cris d'animaux, des chansons, le bagou des vendeurs et des habitants du shtetl, composant ainsi une exubérante cacophonie pleine de vitalité.
Un passant (Tabor), qui parut dans les années 1960 en URSS par des canaux illégaux et non officiels est un témoignage poignant sur la destruction du monde juif au cours de la guerre, et sur l'oblitération de la Shoah par le pouvoir soviétique.
Boris Samoïlovich Iampolski (1912-1972) est né à Biélaïa Tserkov, à environ quatre-vingt-dix kilomètres au sud-ouest de Kyïv en Ukraine. Comme de nombreux jeunes Juifs de sa génération, il fut attiré par les feux de la Révolution et par les promesses d'édification d'un monde nouveau. Il entame sa carrière littéraire en 1927 en publiant dans de nombreux journaux jusqu'à Bakou en Azerbaïdjan. Ses écrits des années 1930 furent inspirés par les grandes réalisations industrielles et par la propagande communiste.
Comme de nombreux écrivains Juifs de sa génération – Ilya Ehrenbourg, Vassili Grossman dont il fut un ami intime, ou encore Ilya Selvinski –, Boris Iampolski servit en tant que correspondant de guerre sur le front. Il collabora au journal de l'Armée rouge Krasnaïa Zvezda, puis au journal Izvestiïa. Un seul de ses textes avait été jusqu'à présent traduit en français : Présence obligatoire (Iavka obïazatel'na), traduit du russe par Madeleine et Wladimir Berelowitch et publié en 1990 aux éditions l'Age d'Homme.