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La fin du travail et la mondialisation. Idéologie et réalité sociale
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- Nombre de pages206
- FormatGrand Format
- PrésentationBroché
- Poids0.264 kg
- Dimensions13,5 cm × 21,5 cm × 1,5 cm
- ISBN2-7384-5912-9
- EAN9782738459121
- Date de parution01/03/1998
- CollectionOuverture philosophique
- ÉditeurL'Harmattan
Résumé
La fin du travail et la mondialisation sont, à coup sûr, les deux thèmes majeurs à partir desquels s'organisent les représentations dominantes de la situation économique et sociale actuelle. Ces représentations commandent le débat politique : à cause de la "contrainte extérieure" liée à la mondialisation, à cause de la révolution technologique, les Etats nationaux auraient perdu leur capacité d'agir véritablement, les structures sociales et les principes de justice seraient hors du champ de la réflexion politique.
Il ne resterait qu'à imaginer et à bricoler, à la marge, des solutions de fortune pour améliorer le sort des "exclus". La vieille revendication du droit au travail, celle pour laquelle les ouvriers parisiens de 1848 furent fusillés par Cavaignac, est déclarée obsolète. Faisant de nécessité vertu, on veut même nous faire aimer ce temps libre, ce loisir presque au sens ancien, dont les fermetures d'usines, les licenciements massifs et les "plans sociaux" donnent l'aubaine.
Les évidences de ce discours dominant paraissent si fortes, que, souvent, même les esprits critiques, même ceux que l'injustice révolte, finissent par penser leur critique et leur révolte dans le schéma même de ce qu'il faut bien appeler l'idéologie de cette fin de siècle. Le néolibéralisme a réussi à imposer ses présuppositions même à ses adversaires. Prenant comme fil conducteur la critique de L'horreur économique de Viviane Forrester, livre si révélateur, par sa sincérité même, de ce phénomène, Denis Collin démonte méthodiquement ces soi-disant vérités incontournables, pour revenir à l'essentiel, à savoir l'analyse des rapports sociaux capitalistes et de l'exploitation.
Non pour le plaisir de l'analyse pure, mais pour ouvrir à nouveau la possibilité que les hommes, au lieu de subir la puissance aveugle de leurs propres échanges, en retrouvent la maîtrise par l'action politique.
Il ne resterait qu'à imaginer et à bricoler, à la marge, des solutions de fortune pour améliorer le sort des "exclus". La vieille revendication du droit au travail, celle pour laquelle les ouvriers parisiens de 1848 furent fusillés par Cavaignac, est déclarée obsolète. Faisant de nécessité vertu, on veut même nous faire aimer ce temps libre, ce loisir presque au sens ancien, dont les fermetures d'usines, les licenciements massifs et les "plans sociaux" donnent l'aubaine.
Les évidences de ce discours dominant paraissent si fortes, que, souvent, même les esprits critiques, même ceux que l'injustice révolte, finissent par penser leur critique et leur révolte dans le schéma même de ce qu'il faut bien appeler l'idéologie de cette fin de siècle. Le néolibéralisme a réussi à imposer ses présuppositions même à ses adversaires. Prenant comme fil conducteur la critique de L'horreur économique de Viviane Forrester, livre si révélateur, par sa sincérité même, de ce phénomène, Denis Collin démonte méthodiquement ces soi-disant vérités incontournables, pour revenir à l'essentiel, à savoir l'analyse des rapports sociaux capitalistes et de l'exploitation.
Non pour le plaisir de l'analyse pure, mais pour ouvrir à nouveau la possibilité que les hommes, au lieu de subir la puissance aveugle de leurs propres échanges, en retrouvent la maîtrise par l'action politique.













